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Nous sommes désormais en droit d'attribuer aux torsions épiploïques une place importante parmi les complications des épiploceles.
La première observation de torsion de l’épiploon à été publiée en Allemagne par Oberst (1) en 1882277 FF
Cette observation avait échappé à Desmons (2) qui, publiant en France un cas analogue, quelques années plus lard, déclarait n’en avoir point trouvé d’autre dans la littérature médicale.
Depuis cette époque, de nombreuses observations ont été publiées. nr SVT
Ge sont, en 1898, les cas de Bayer (3), Monod (4), Von Eiseisberg (5) et, dans le courant de l’année 1900,les cas de Von. Baracz (6), Peck(T), Hochenegg (8), Wiener (9), Lucas-Championnière (10), Lejars (11), Potherat (12), Walther (13), Chavannaz (14), Bender et Heitz (15). |
En 1901, les cas de Souligoux et Deschamps (16), Lucas-
(1) Osersr. Centralblait für Chirurgie. 1882 no 27, p. 441. (2) Decmoxs. Congrès de Pau 1897. in Revue de Chirurgie 1893, p. 452. (3) Bayer. Centralblatt für Chirurgie, 1898, p. 462. (4) Moxon. in thèse Reynier, Paris 1898-99 (5) Von ErseLsBerG. Deutsche méd. Wochenschrift, 1898 Vereins-Beilage. n° 39, p. 260.
(6) Von Baracz. Deutsche leitschaft für Chirurgie 1900, Bd. 54, p. 584. (7) Pecx. Médical Record, Fév. 1900.
(8) Hocexecc. Wiener Klin Wochenschrift 1900, p. 291. (9) WieNNeR. Annale of surgery, avril 1900.
(10) Lucas-CHampronnière. Soc. de Chirurgie, 9 mai 1900. (11) Lesars. Soc. de Chirurgie, 9 mai 1900.
(12) PornErar. Soc. de Chirurgie, 9 mai 1900. (13) Warner. Soc. de Chirurgie, 9 mai 1900, ù (14) Cnavannaz. Gazelle hebd. de Méd. et de Chir., 1900, p. 601. : (15) Benver Er Heirz. Soc. anat., nov. 1900.
(16) Souricoux et Descuamrs. Soc anat., mars 1901 p. 229:
Championnière et Mauban (1), Tuffier (2), Œlwein 3), Wiart et Rénou (4) ;
En 1902, les cas de Moresco (5), et de Vignard et Giraudeau (6) ;
En 1903, les cas de Malherbe (7), Quénu (8); Capette (9), Trémolières (10), Sonnenburg (11) ;
Enfin tout récemment, en 1904, les cas de Trinkler (12), et de Mauclaire (13).
Le premier travail d'ensemble publié sur les torsions de l’épiploon est le mémoire de Bender et Heïtz (14), paru en 1901, dans la Revue de gynécologie et de chirurgie abdominale de Mle: P°Pozzi
) LucAs-CHAMPIONNIÈRE et MauBan. Soc. anat. 1901, p.241. ) Torrier. Soc. de chirurgie. 12 mai 1901.
) OEzwein. À. K. gesellset. de Aertyte in Mén.8 mars 1901.
4) Wiarr et RéÉnou. Soc. anat. 1901, février p. 112. \ Morssco. Gazette dejli ostedali c delle cliniche. 1902, n° 69 p. 693. ) Vienarr et GiRauDEaU. Arch. prov. de CUhir., avril 1903. )
(8, Quénu Soc. de chir., 20 mai 1903.
(9) Carerre. Soc. anat. 26 juin 1903.
(10) Trémorrkres. Soc. anal. 16 oct. 1903.
(11) SonnexBurc. Arch. inlern. de Chir., 1903. T. I.
(12) Teinkcer. Deutsche Zutschrilt fur Chir., 1904 Bd 78. p. 206.
(13) Mauczame. Aevue de gynécologie et de chir.abd., 1904, n° 9 p. 425. (14) Benver et Herrz. Revue de gynécologie et de chirurgie abd., 1901 ?
ETIOLOGIE
La coexistence de la torsion épiploïique avec une hernie est formellement indiquée dans toutes les observations.
Sans qu'il soit permis d'affirmer que la torsion de l’épiploon est impossible en l'absence de toute hernie préexistante il estindéniable que la présence d’un sac herniaire constitue la cause prédisposante la plus importante pour la production de cet accident.
Il s’agit pour ainsi dire toujours d’une hernie inguinale. Dans un seul cas (Souligoux et Deschamps), le malade était porteur d’une éventation consécutive à une laparotomie.
Ces hernies étaient pour la plupart des hernies déjà anciennes (7 ans dans le cas de Demons, 12 dans le cas de Oberst, 20 dans celui de Championnière et Mauban).
D'ordinaire elles étaient restées réductibles jusqu’au moment du début des accidents ; dans ‘quelques cas cependant on a noté une irréductibilité ancienne.
L'âge parait indifférent. On a vu la torsion épiploïque sur-
4e — venir depuis l’adolescence (Walther, Chavanaz) jusqu'à 50 ans passés (Bayer) et 78 ans (Wiener).
Le sexe ne semble pas avoir une importance bien considérable ; toutefois la torsion de l’épiploon paraît être plus fréquente chez l’homme que chez la femme, rapport parallèle à celui du nombre des hernies dans les deux sexes: C’est ainsi que, sur les ?9 observations que nous avons pu réunir nous trouvons 24 hommes et 5 femmes seulement.