INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES
Si plusieurs des remèdes que je viens de citer comptent quelques succès, combien la plupart d’entre eux ne comptent-ils pas de revers ! Il faut d’ailleurs, pour éviter les illusions, remarquer que le plus souvent ils ont été employés concurremment avec le traitement de la maladie dont dépendait le trouble musculaire, et alors comment faire la part qui revient au remède dirigé contre le tremblement? Il faut savoir aussi que les meilleurs résultats ont été obtenus surtout dans les tremblements toxiques; or, dans ces cas, l’élimination spontanée ou provoquée du poison doit entrer en ligne de compte dans l’appréciation des résultats obtenus.
EXPLICATION DES FIGURES
Expériences physiologiques.
Fig. 4. — Secousses musculaires peu fréquentes, incomplètement fusionnées (10 secousses par seconde). Marey, Du mouvement dans les fonctions de la vie, p. 374.
Fig. 2. — Secousses musculaires assez fréquentes et presque fusionnées (20 secousses par seconde) bid., p. 374).
Fig, 3. — Secousses musculaires de fréquence croissante; forum* tion du tétanos physiologique (Ibid., p. 375).
Traces schématiques.
Fig. 4. — A-B, mouvement normal.
A’-B’, mouvement tremblé à petites oscillations.
A”-B”, mouvement tremblé à oscillations plus étendues.
A’”-B’”, mouvement tremblé à oscillations croissantes.
AIV-BIV, mouvement choréique.
Appareils employés dans les expériences pathologiques
Fig. 5. — Appareil destiné à transmettre au levier enregistreur toutes les oscillations qui lui sont communiquées dans un plan. Le malade tient dans la main un tambour dont une surface est fermée par une membrane en caoutchouc. Cette surface élastique est chargée de plaques de plomb. Les plaques de plomb empêchent la membrane élastique de suivre instantanément les mouvements de la partie métallique du tambour, et soulèvent la membrane élastique ou la dépriment en sens sens inverse des mouvements communiqués.
(Extrait de la Revue des cours scientifiques, 6e année. Marey, le Vol chez les oiseaux, p. 701 .)
Fig. 6. — • Appareil explorateur des contractions musculaires. La face supérieure du tambour est formée par une membrane en caoutchouc soulevée par un ressort à boudin. C’est elle que l’on applique surles muscles. La cavité du tambour communique avec un tube en caoutchouc qui, par l’intermédiaire
EXPLICATION DES FIGURES
d’un tambour fixe, met en mouvement un levier dont les oscillations sont elles-mêmes reçues par le cylindre tournant.
(Extrait de la Revue des cours scientifiques, 6e année. Marey. le Vol chez les oiseaux , p. 648.)
Tracés (obtenus chez des malades atteints de tremblement.
Sclérose en plaques.
Fig. 7. —Tracé obtenu, le malade étant dans une attitude fixe, toutes les articulations du membre supérieur demi-fléchies, et tenantdanslamain lelambour chargé d’un poids inerte(fig. 5).
Fig. 8. — Tracé obtenu par l’application de l’extrémité du doigt sur la membrane élastique d’un tambour.
Fig. 9. — Tracé obtenu en plaçant ie malade dans les mêmes conditions que dans la fig. 7, mais le malade porte un verre à sa bouche.
Fig. 10. — Tracé obtenu en plaçant l’appareil explorateur des contractions musculaires sur la partie moyenne du biceps et en faisant fléchir fortement l’avant-bras. La ligne horizontale légèrement ondulée, répond à Textension de l’avant-bras ; les lignes verticales, ascendantes puis descendantes, correspondent aux contractions énergiques du biceps et du brachial, puis à leur extension. La ligne horizontale droite qui sépare les oscillations de la flexion de celles de l’extension s’inscrit pendant que le biceps est en contraction énergique et prolongée.
Ce tracé est pris chez un homme atteint de sclérose en plaques.
Fig. 11. — Tracé obtenu en se plaçant dans les mêmes conditions chez un homme sain.
Tremblement mercuriel.
Fig. 12. — Tracé obtenu en appliquant le tambour explorateur des contractions musculaires sur les fléchisseurs de l’avant-bras (ligne supérieure) et sur le deltoïde (ligne inférieure). Le membre est au repos.
Fig, 13.— Tracé obtenu, le malade étant dans une attitude fixe, toutes les articulations du membre supérieur demi-fléchies, et
EXPLICATION DES FIGURES
tenant dans la main le tambour chargé d’un poids inerte (fig. 5)
Fig. 14. — Tracé obtenu par l’application de l’extrémité des doigts sur la membrane élastique d’un tambour.
Tremblement saturnin.
1er malade.
Fig. 15. — Tracé obtenu en appliquant le tambour explorateur des contractions musculaires sur les fléchisseurs de l’avant-bras. Le membre est au repos.
Fig. 16. — Tracé obtenu, le malade étant dans une attitude fixe, toutes les articulations du membre snpérieur demi-fléchies, et tenant dans la main le tambour chargé d’un poids inerte (fig. 5).
Fig. 17. — Tracé obtenu par l’application de l’extrémité du doigt sur la membrane élastique d’un tambour.
2e malade.
Fig. 18. — Tracé obtenu en appliquant le tambour explorateur des contractions musculaires sur les fléchisseurs de l’avant-bras (ligne supérieure) et sur les extenseurs paralysés (ligne inférieure). Le membre est au repos.
Autographes.
1. Leruth (Joséphine), 33 ans, institutrice. Service de M. Charcot, Salpêtrière, salle Saint-Alexandre, n° 16. Sclérose en plaques.
2 Dumont, veuve Delaunay, 77 ans. Salle Saint-Maurice, service deM. Charcot (30 mars 1872). Tremblement sénile (forme négative).
3. Homme de 52 ans. Service de M. Lasègue, Pitié. Paralysie agi-
tante.
4. Tremblement chez un saturnin. Service de M. Béhier. C’est le
malade chez qui on a pris les tracés 15, 16 et 17.
5* Tremblement mercuriel. Service de M. Béhier. C’est le malade, qui a fourni les tracés 12, 13 et 14.