‹ Des trichinesChapitre 2 sur 8 · LIBRAIRIE GERMER BAILLIÈRE · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION

M. le professeur Virchow en écrivant la brochure que nous offrons au publie français, a surtout eu pour but de traiter ce sujet au point de vue hygiénique; c’est la principale raison qui nous a fait entreprendre celte traduction. Car, au point de vue purement scientifique, outre les communications de M. Virchow lui-même à l’Académie de médecine, l’histoire naturelle des trichines, aussi bien que les effets dus à leur présence dans le corps des animaux, se trouvent exposés dans un assez grand nombre d’ouvrages (1). Nous n’aurions donc sous ce rapport que fort peu de choses à apprendre ou à ajouter.

(l)Davaine, Traité des maladies vermineuses , Mémoires de la Soc. de biologie , 1 863. — Archives générales de médecine, décembre 1861 et avril 1 864. — Dengler, De l’histoire naturelle et médicale de la trichine (thèse de Strasbourg, I 863).— Gazette médicale de Strasbourg, mars, avril, mai 1 864 .

En France, jusqu’à présent, on a considéré la trichine et les maladies qu’elle peut déterminer comme un fait exceptionnel, tout au plus digne de fixer l’attention des helminthographes. On a relégué cette étude parmi les curiosités scientifiques, et ni les praticiens, ni les conseils de salubrité ne s’en sont occupés. Quant à nous, nous sommes persuadés que cette maladie existe en France, et que si on ne l’observe pas, cela tient surtout à la difficulté du diagnostic.

D’abord, ce n’est point une maladie qui dépend du sol, du climat ou de toute autre cause qui puisse la restreindre dans un pays; c’est une maladie propre aux animaux carnivores et omnivores en général, et spécialement à la race porcine. On la rencontre non-seulement en Allemagne, mais en Amérique, en Angleterre, etc. , et il serait étrange de prétendre que les porcs français seuls en sont préservés. En admettant même cette supposition, nos relations avec 1 Allemagne sont excessivement fréquentes; beaucoup de bestiaux nous viennent de ce pays, comme aussi la plupart de nos viandes de charcuterie ; le danger, par conséquent, est non-seulement à nos portes, mais il peut très-bien être importé.

La seule raison qui pourrait expliquer la rareté de cette maladie en F rance, c est qu’on y mange peu de viande de porc crue. Cependant le jambon cru est assez recherché ;

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à Paris, la consommation en devient de jour en jour plus considérable et les médecins eux-mêmes prescrivent trèssouvent du jambon de Westphalie. Il y a plus : la cuisson n’est pas toujours un préservatif suffisant; rarement la température des parties intérieures est assez élevée pour tuer les trichines ; il faut une demi-heure de cuisson pour que cette température soit de 55° centigr. et les trichines supportent parfaitement une température de 50° centigr. et ne périssent pas de suite à celle de 62 à 65° centigr. (voir page 49).

Presque toujours, l’intérieur des côtelettes est encore tendre, rose, demi-cru. La consommation des jambons, des saucissons, des cervelas, offre encore bien moins de sécurité (voir page 47). Les besoins du commerce exigent une manipulation rapide; les jambons sont par suite moins durs, moins secs, les saucissons plus frais, plus succulents; mais par contre, le danger est aussi plus certain.

D’ailleurs, je le répète, il faut une cuisson prolongée pour que toutes les trichines soient tuées. Cette considération à elle seule ne suffit donc pas pour expliquèr la nonexistence de la trichinose dans notre pays.

Pourquoi alors n’observe-t-on jamais de cas semblables en France? Peut-être pour les mêmes raisons, qu’il y a

quatre ans encore on n’en observait pas en Allemagne et cependant celte maladie y existait depuis longtemps. « Ce qui est nouveau c’est la connaissance de la maladie et non la maladie » (page 33). Seulement, comme les symptômes n’ont rien de caractéristique, qu’au contraire, ils rentrent dans un cadre nosologique commun à d’autres affections, rien ne pouvait mettre sur la voie. « Dans le seul trimestre écoulé, dit M. Virchow, j’ai rencontré à l’hôpital de la Charité à Berlin, sept cas d’infection trichi— neuse et l’infection ne fut reconnue qu’à l’autopsie, sans qu’on en ait eu le moindre soupçon pendant la vie des malades; les trichines étaient, il est vrai, enkystées. »

Combien se fait-il d’autopsies en France, où l’on examine le système musculaire au microscope? Une sur cent peutêtre et j’exagère certainement. Personne ne peut donc affirmer que cette maladie n’existe pas chez nous; il est, au contraire, bien plus logique et peut-être bien plus vrai, d’admettre que nous n’en sommes pas préservés.

D’ailleurs, la première observation date de 1860. Nous parlons ici de trichines à l’état libre et c’est le hasard seul qui l’a fait découvrir.

Le 12 janvier 1860, une jeune fille, âgée de 20 ans, entre à l’hôpital de Dresde dans le service du docteur Walter. Malade depuis environ 20 jours, elle avait éprouvé

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au début une grande fatigue, de la soif, de l’anorexie. A ces symptômes se joignent une fièvre ardente, du ballonnement et des douleurs de ventre, enfin un ensemble de phénomènes qui furent rapportés à la fièvre typhoïde. Plus tard elle éprouva des douleurs violentes, ayant leur siège principal dans les membres, de l’œdème des jambes et enfin des symptômes d’une pneumonie à forme typhoïde à laquelle elle succomba le 27 janvier. A l’autopsie, M. Zencker, qui faisait à cette époque des recherches microscopiques sur les lésions musculaires dans la fièvre typhoïde, trouva, au lieu de ce qu’il croyait rencontrer, un grand nombre de trichines.

Voici, d’un autre côté, comment M. Bœhleiqqui depuis a publié des observations très-nombreuses de trichinose, est arrivé à constater la première fois cette maladie :

En mars 1862, il soignait une jeune fille, Marie Sachs, âgée de 22 ans, qui depuis quelques semaines ressentait un malaise qu’elle attribuait à un refroidissement des pieds pendant ses règles. A ce malaise était venu se joindre de la céphalalgie, de la langueur, du brisement des membres. La tête était brûlante, la face tuméfiée, l’inappétence complète, la soif intense, la constipation opiniâtre. Puis les membres devinrent douloureux. M. Bœhler crut â une affection rhumatismale et administra l’aconit. Quelques jours après, lisant un travail sur les trichines, il fut frappé

de la similitude des symptômes, soumit la malade à un examen plus approfondi et constata alors seulement la trichinose (1).

Dans l’épidémie de Hettstedt, une des plus importantes, comme aussi une des mieux étudiées (nous extrayons ce passage du rapport de M. Rupprech), six mineurs tombèrent malades, quatre succombèrent bientôt après. Ils avaient mangé chacun une demi-livre de hachis cru et furent pris deux jours après de cholérine. Chez trois d’entre eux, la maladie se compliqua, après trois ou quatre semaines, d’une pneumonie qui les enleva du quatrième au cinquième jour. Le quatrième succomba à la forme typhique de la maladie.

Il y eut parmi les 27 cas mortels, huit sujets qui succombèrent à la forme typhique ; cinq fois la mort parut la conséquence immédiate de la paralysie du poumon, déterminée par l’immigration abondante des nématoïdes dans les muscles respirateurs. Trois fois, ce fut un état soporeux provoqué par une vaste infiltration séreuse du tissu cellulaire des muscles du cou, et même dans un cas, de la glotte. La pneumonie embolique emporta six malades. Un autre mourut d’épuisement à la suite d’un épanchement, dans la

(1) Pour cette observation et pour d’autres, voir la thèse de M. Dengler (Strasbourg, 1863).

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cavité péritonéale consécutif à une péritonite puerpérale. Les autres cas mortels à marche plus chronique, procédèrent soit de diarrhées colliquatives, soit de la suppuration des foyers atélectasiques du tissu pulmonaire.

Il y eut parmi les malades 35 femmes. 17 furent atteintes de dérangements menstruels. Sur 5 femmes enceintes, 3 parvinrent à terme ; une fit une fausse couche au sixième mois, une autre succomba à la même époque de sa grossesse, sans avoir été délivrée (i).

On voit, par ces observations combien les formes de la trichinose sont variées, ce qui augmente encore la difficulté du diagnostic. Ajoutez à cela, comme le fait remarquer le célèbre professeur de Berlin, que la plupart des personnes ne tombent pas malades immédiatement après l’ingestion de viandes trichinées ; bien des jours se passent ei le soupçon se porte alors volontiers sur une cause plus rapprochée. Aussi, pour beaucoup de cas, c’est le hasard seul qui a fait découvrir la vraie cause de la maladie. L’observation suivante, recueillie par M. Groth, est sous ce rapport, des plus intéressantes (*2).

En 1849, la nommée Th. N. quitta l’Allemagne, ainsi

(1) Gazette médicale de Strasbourg, avril 1864, article de M. Kestner,

(2) Archives d'anatomie et de pathologie , de Virchow , V, 1 864,

que son frère et sa mère, pour aller dans le nord de i’Amérique; elle y resta cinq ans, se nourrissant souvent de porc et de bœuf fumés et salés. Au mois de novembre 1856, habitant alors Davenport, ville située sur les bords du Mississipi, elle tomba malade sans cause bien connue. Le docteur Grave, natif du Holstein et demeurant aujourd’hui à Kiel, fut appelé. Il attribua sa maladie à un refroidissement.

Voilà les renseignements qu’il a fournis à M. Groth : La malade avait une fièvre très-ardente, elle souffrait de violentes douleurs dans les articulations, qui étaient tuméfiées en certains endroits. La face était enflée, les yeux injectés ; des symptômes gastriques accompagnaient une fièvre intermittente; plus tard survinrent de nombreux vomissements, de l’œdème des jambes et de la paralysie. La malade ne pouvait plus aller d’un lit dans un autre, on était obligé de la porter, et un mois après, pendant sa convalescence, elle ne pouvait marcher qu’en se traînant péniblement. Elle eut une longue convalescence qui se prolongea jusqu’au mois de juin. Néanmoins, ce ne fut qu’au commencement de l’hiver qu’elle put de nouveau se servir facilement de ses membres inférieurs. Il lui resta toujours de l’engourdissement dans les doigts; elle ne pouvait presque plus ni broder ni toucher du piano.

Son frère tomba malade en même temps (œdème de la

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face et des jambes, troubles gastriques); mais il se remit bientôt.

Il en fut de même pour leur mère. Malheureusement les détails de l’affection de cette dernière manquent ; elle mourut quelque temps après à Davenport.

M. le docteur Grave ajoute qu’il attribuait ces affections rhumatismales, gastriques, nerveuses, à une habitation humide et à une nourriture insuffisante.

De retour en Allemagne, la nommée Th. N. se fit opérer d’une tumeur du sein. En inspectant la tumeur au microscope, on découvrit des trichines enkystées, et par conséquent, la maladie dont elle fut atteinte en Amérique, n’est autre qu’une trichinose. Après plusieurs récidives, elle mourut le 3 février 1864.

On fit manger à un chat quelques parcelles musculaires provenant de la nommée Th. N.; il mourut 16 jours après et tous ses muscles furent trouvés remplis de trichines.

Le cas dont parle M. Virchow (page 26) et qui se rapporte à un mousse qui fut infecté de trichines, ainsi que d’autres hommes de l’équipage, sur un vaisseau venant de Valparaiso, est très-intéressant sous le rapport des symptômes; nous allons le résumer, afin de rendre notre travail aussi complet que possible.

Les premiers symptômes consistèrent en diarrhées avec coliques, perte d’appétit, céphalalgie, fièvre, douleurs intenses dans les extrémités, spécialement dans les jambes. A son entrée à l’hôpital, le 16 avril 1862, le malade est très-faible, l’intelligence est libre. La peau est chaude et moite, la ligure injectée, le pouls et la respiration d’une fréquence extrême. Douleurs dans les mollets; on y remarque une certaine tension, mais, sans aucune trace d'œdème; les articulations ne sont pas gonflées, mais douloureuses à la pression.

La rate est normale, il n’y a pas d’exanthème. Rien du côté du poumon ni du cœur. La fièvre est continue et d’une grande intensité.

19 avril. Insomnie, diarrhée abondante; les autres symptômes restent les mêmes; pas de gonflement œdémateux; intelligence libre. Malgré la digitale à haute dose, il n’y a pas de rémission dans les symptômes fébriles.

21. Troubles de l’intelligence. Vers le soir, respiration sifflante; les douleurs, tant à la pression que spontanées, sont toujours aussi vives; pas d’œdème.

22. Pouls et température notablement abaissés, les traits sont tirés, l’intelligence troublée, les selles involontaires et abondantes, la respiration très-pénible, les douleurs très-violentes. Quelques hoquets vers le soir.

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23. Augmentation des troubles cérébraux, collapsus profond, diminution graduelle de ta température et du pouls.

2 A Mort, pendant la nuit, sans que la température se soit relevée.

A l’autopsie, la pie-mère est légèrement injectée et infiltrée. Le péricarde contient un peu de sérosité. Les poumons sont pales et un peu gonflés en avant et en haut; en arrière et en bas, légère infiltration de sérosité; quelques points rouges au sommet. La muqueuse des bronches est d’un rouge foncé.

Les reins sont un peu tuméfiés. La muqueuse de l’iléon présente une coloration d’un rouge sale, elle est tapissée de mucosités de même couleur sans inflammation franche. Les autres portions du canal intestinal contiennent dans les parties déclives des mucosités rougeâtres. Quelques points du jéjunum présenlent de petites ecchymoses, mais sans exsudats pseudo-membraneux.

En examinant les muscles au microscope, on trouva une » grande quantité de trichines vivantes et non enkystées.

Un autre matelot, malade en même temps, succomba le 27 avril ; on ne fît pas de recherches microscopiques â

l’autopsie; on se contenta de constater une bronchopneumonie et de nombreux ulcères de ï intestin (1).

D’après ces observations que nous pourrions facilement multiplier, on voit, comme nous le disions au commencement, que non-seulement les symptômes de la trichinose n’ont en général rien de spécial, rien qui puisse les distinguer d’autres affections connues et communes, mais qu’ils ne sont pas toujours les mêmes. Les trichines, en effet, par elles-mêmes ne sont pas une maladie, mais leur présence détermine des désordres qui, selon les sujets, peuvent provoquer, soit des affections gastriques ou rhumatismales, soit de la paralysie des muscles respirateurs, soit des épanchements dans les plèvres ou le péritoine, soit les symptômes de la fièvre dite nerveuse, etc. Rien n’est plus varié, et le signe qu’on a voulu donner comme caractéristique de la trichinose, l’œdème de la face, manque quelquefois.

Nous n’exagérons donc point en soutenant que cette maladie peut exister en France, et que si on ne l’observe pas, cela tient à la difficulté du diagnostic et à la rareté des recherches microscopiques.

Le ténia, qui lui aussi provient d’une maladie de la viande

(1) Archives d'anatomie et de pathologie, de Virchow, III, 1 863.

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de pore, est aussi commun en France que dans les autres pays: il pourrait bien en être de même des trichines.

D’ailleurs, n’avons-nous pas eu dans certaines localités des épidémies de fièvre typhoïde à forme particulière? Et c’est précisément à de la viande trichinée que sont dues des épidémies de ce genre en Allemagne.

Quoi qu’il en soit, il est certain que nous sommes en présence d’un danger, qui est d’autant plus grand, comme le dit M. Virchow, qu’il lient à l’alimentation. Dans beaucoup de provinces, la viande de porc est presque la seule dont se nourrissent les classes ouvrières et agricoles. Et du moment qu’une telle alimentation peut présenter de si graves dangers, il est du devoir de l’autorité et des conseils de salubrité, d’empêcher le mal ou tout au moins d’en prévenir le développement.

La Gazette des hôpitaux , dans son numéro du 18 juin 186 û, contient un article sur les trichines qui se termine par ces mots : « C’est surtout à l’hygiène publique, c’est au zèle intelligent et prévoyant des conseils de salubrité qu’il importe de prévenir le développement de ce mal

redoutable; et c’est à leur surveillance active que nous

devons peut-être chez nous le rare privilège d’avoir échappé à cette singulière maladie. »

Nous serions tout à fait de cet avis, si la surveillance active des conseils de salubrité poussait son zèle jusqu’à faire ce que demande M. Virchow, c’est-à-dire à établir un microscope dans chaque abattoir et à ne permettre la vente des viandes de porc qu’après une inspection rigoureuse. Jusqu’ici rien de semblable n’a été fait, et si nous croyons avoir échappé à cette singulière maladie, c’est plutôt parce que cette maladie est singulière , que parce que la surveillance a été active. Il est vrai, que jusqu’à présent cette affection n’étant presque pas connue, les conseils de salubrité ne pouvaient prévenir un danger qui ne leur était pas signalé. Mais, aujourd’hui, que Ton sait à n’en point douter, que l’ingestion de la viande de* porc a été, dans certains cas, la cause de maladies et même de cas mortels, il est urgent de prendre les mesures nécessaires pour empêcher le développement d’un tel danger. Si la médecine ne peut pas toujours guérir, elle doit au moins toujours tâcher de prévenir le mai.

Nous espérons donc, qu’en France, on établira une inspection microscopique des viandes de porc; sans cela on ne pourra jamais être certain que la plus belle viande en apparence, n’est pas nuisible. Et, comme le dit M. Virchow : « Qu’est-ce que la dépense des instruments nécessaires à côté de la santé et de la vie d’un grand nombre de personnes? »

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Au point de vue de la médecine légale, cette question offre aussi un grand intérêt et nous ne voulons que signaler combien sous ce rapport les trichines sont encore un danger public. Non-seulement elles peuvent être ingérées sans qu’on en ait conscience, mais les désordres qu’elles déterminent n’apparaissent que quelques semaines après ; on peut, à la rigueur, se les procurer et les multiplier facilement, en avoir constamment de vivantes, saupoudrer toute espèce de mets avec ces animaux microscopiques, occasionner ainsi des maladies qui n’ont rien de caractéristique; et si une victime succombe, ni l’autopsie la plus complète, ni l’analyse la plus minutieuse ne donneront d’éclaircissement.

C’en est assez pour montrer la nécessité d’inspecter les viandes de porc, et tâcher par là de détruire complètement des parasites qui, non-seulement, sont une cause de maladies, mais qui dans des mains criminelles deviennent plus dangereux que les substances toxiques»

L’infection trichineuse a été désignée par les mots de trichiniasis et de trichinose, qui tous deux sont formés du mot trichina accompagné de la terminaison ou ow dont la signification est identique. Nous avons préféré employer le mot trichinose, à cause de l’euphonie.

• - y , ■ tj:

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