SO SE
A cette forme il faut opposer évidemment le traitement suggestif et psychique, comme dit M. Broca, il faut s’ingénier à rendre le sommeil plus léger, par l'emploi du thé, du café, par le réveil fréquent, de façon que quelques nuits sèches leur étant procurées, ils reprennent confiance en euxmêmes et surtout il faut se garder d'augmenter leur préoccupation en les punissant. L'hydrothérapie, les toniques seront d’un utile secours.
D'autre part l’irritabilité vésicale que nous avons étudiée et dont nous avons montré le point de départ en divers points de l'appareil urinaire (malformations, irritation anale), produit aussi comme nous l’avons vu, lincontinence nocturne. Mais alors généralement l’incontinence est diurne, c’est-à-dire que l'enfant a de fréquentes et impérieuses envies d’uriner. C’est à cette forme qui n'est peutêtre pas la véritable incontinence infantile que convenait parfaitement le traitement préconisé par Trousseau: la belladone à l'intérieur en commençant par 1 centigramme pour aller jusqu'à 10 et 15. Trousseau avait aussi bien vu les cas où il y avait atonie du sphincter, c’est à ces cas qu’il considérait, il est vrai, comme exceptionnels, qu'il réservait le sirop de sulfate de strychnine, dosé de telle facon que l'enfant prit 1 milligramme de principe actif par jour.
Mais de ce qu'il existe en somme de nombreuses causes d’incontinence nocturne, il ne s’ensuit pas qu’il faille croire à cette sorte d’incontinence, chaque fois qu’on amène un enfant chez lequel on a observé ce trouble mictionnel.
En dehors des cas d’incontinence dus à l’épilepsie, à l’hystérie, aux lésions du système nerveux et que nous avons étudiés et distingués dans le chapitre précédent, les
TN] pee
lésions de la vessie, ou sonirritation peuvent être Le point de départ d’incontinence, et après avoir exploré attentivement les organes génitaux pour essayer d'y découvrir le point.de départ de l’irritabilité vésicale, il ne faut pas manquer d'explorer la vessie.
En premier lieu un certain nombre de cas d’incontinence d'urine n’ont d'autre cause que l'irritation de la vessie par l’urine trop acide. Ce symptôme et les autres douleurs rec- : tales, incontinencedes matières fécales, douleur pendantla défécation, prolapsus du rectum et troubles digestifs, disparaissent seulement par le traitement dirigé exclusivement contre l’état des urines et de la vessie. Du reste le toucher rectal permet souvent dans ce cas de constater une sensibilité toute particulière de la vessie.
D'autre part, il peut y avoir une lésion matérielle des voies urinaires, la plus fréquente est le calcul vésical. L'incontinence peut être le résultat d’un calcul engagé dans le col et le maintenant fatalement béant, c'est un fait certainement très rare, comme l'a fait remarquer le professeur Guyon, mais en dehors de ce phénomène mécanique l’incontinence fait partie de la Symptomatologie du calcul vésical chez l'enfant.
Les calculs vésicaux ne sont pas très rares chez les enfants, en particulier chez les filles, peut-être un peu moins fréquemment signalés en France que dans certains pays, mais cependant signalés aux divers âges et même dans la première année.
Dans le cas de calcul, il peut se faire qu’on assiste tout d’abord à un arrêt complet de la miction, dù à ce que le calcul vient obstruer l'orifice uréthral, pointle plus déclive