Cullerre, Traité pratique des maladies mentales
4. Mann, Alcoholic hallucination. (The Physician and Surgeon,
.S. Tasihurini, Les Hallucinations motrices (Bévue scientifique,
1890, et Arch. ilal. par le mat. nerv., septembre 1890.) fi. Soury, Les Fonctions du cerveau, 1891.
7. P. Janet, Sur un cas d'aboulie et d'idées fixes (Bévue philosophique, mars 1891).
8. G. Ballet, Les Hallucinations verbales psycho-motrices chez les persécutés. (Semaine médicale, novembre 1891.)
9. Magnan et Sérieux, Le Délire chronique (Encyclopédie scientifique des aide-mémoire, 1892). Dans ce volume (p. 54), les auteurs, tout en acceptant notre théorie, ne font nullement mention de nos recherches sur les hallucinations verbales mo-
Un premier point à établir, c'est que ces hallucina l'ons se rapportent à la fonction du langage "r, cela ressort directement de l'examen même des
met CXpIiCati0nS ^^onnent des menés qu ils éprouvent. Us entendent la pensée ils parlent d'âme à âme, ils conversent intérieurement' ont des voix intérieures.
II est donc bien évident qu'ils ont, par un mécanisme quelconque, la perception de certains mots ou phrasé
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Mais dans quelle partie de ses éléments constitutifs 9 Au premier abord, les termes de voix, de conversation, pourraient faire croire qu'il s'agirait là d'hallucinations verbales auditives ordinaires. Il n'en est rien cependant ; et Baillarger a bien fait ressortir les caractères cliniques particuliers de ces hallucinations qu'il appelle psychiques, par opposition aux autres qu'il désigne du nom de psychosensorielles.
En effet, si on les interroge sur les caractères des voix qu'ils entendent, ces hallucinés déclarent, à 1 inverse des hallucinés auditifs, que les voix n'ont aucun son, aucun timbre particulier, qu'elles ne viennent pas du dehors frapper leur oreille, mais qu'ils les entendent intérieurement et sans que l'oreille soit affectée en rien. Us entendent, comme disait un malade de Baillarger, la pensée sans le son. Ceux d'entre eux qui
triées qu'ils semblent au contraire attribuer à M. Ribot. Or de'mtfl°nfnn J7aiS.rifn écrit sur <* sujet; il en a parlé incÛ tTr • , GSt Vm- ' ^QS S6S C0Urs du Gollége de Fl>ânce, mais fondan? ? a puïllCatl0,n de Premier travail et en se
(C oral f*1™1™1 Sur les fails nous y avions exposés.
ont en même temps des hallucinations verbales auditives distinguent même très nettement les deux variétés de voix. Aussi se servent-ils, pour désigner les phénomènes qui leur font percevoir des mots sans qu'ils les entendent réellement, des termes de : voix intérieures, conversation d'âme à âme, par intuition, par révélation, par un sixième sens... Beaucoup d'entre eux avouent que s'ils emploient le mot voix, c'est faute d'un terme qui rende mieux ce qu'ils éprouvent. Mais quelques-uns, si on les fait préciser ajoutent : « Non, je m'explique mal, ce n'est pas une voix, c'est une suggestion, c'est une pensée sans bruit, c'est une voix intérieure que la chair et le sang ne comprennent pas, c'est une voix muette. » Ils vont même parfois jusqu'à spécifier qu'ils n'entendent pas, mais comprennent ces voix ou sentent parler. L'absence d'un fait d'audition ressort aussi très fréquemment des discours spontanés des malades, comme chez cette aliénée de Leuret qui disait entendre la pensée et en même temps demandait qu'on lui parle tout haut parce qu'elle préférait entendre parler.
Ces hallucinations de voix dépourvues de son impliquent donc d'une part l'intervention de la fonction langage, et de l'autre l'exclusion du centre auditif de cette fonction. Le centre visuel restant inactif de son côté ainsi que cela ressort très nettement de l'examen des malades, il ne reste donc plus que le centre moteur d'articulation qui peut donner naissance à ce singulier phénomène.
Or, si étrange que cela puisse paraître au premier abord, cela est en réalité, et ces hallucinations spé-