‹ Des troubles du langage chez les aliénés [electronic resource]Chapitre 32 sur 93 · Leuret, Fragments psychologiques, p · texte numérisé non relu

Leuret, Fragments psychologiques, p

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ciales ne sont en définitive, comme nous l'avons dit , que des hallucinations verbales motrices.

a. Hallucinations psycho-motrices communes. — Avant de justifier directement ce fait et pour mieux en montrer la nature, il n'est pas inutile de rappeler en quoi certaines hallucinations, n'intéressant pas d'ailleurs le langage, se trouvent sous la dépendance de divers centres moteurs corticaux.

C'est, par exemple, un fait bien connu que les hallucinations des amputés, qui se figurent avoir encore fixé à leur moignon comme le fantôme du membre absent1. Weir Mitchell 3 prétend avoir rencontré ce fait quatrevingt-six fois sur quatre-vingt-dix cas. Les fausses sensations ressenties dans ces circonstances sont de différentes catégories. Tantôt c'est la sensation d'existence du membre, ou d'une douleur localisée dans une partie déterminée du segment du membre absent. Mais de plus, il y a aussi de véritables sensations de mouvements dans ces mêmes parties, mouvements parfois involontaires, mais très souvent aussi (et c'est là ce qui nous intéresse particulièrement) volontaires. Dans ce dernier cas, l'individu a la sensation qu'il accomplit un mouvement dans les parties enlevées, dans les doigts par exemple, et peut décrire ces mouvements et la position qu'il se figure donner aux organes absents.

« Les personnes, dit Weir Mitchell, qui ont un bras amputé, peuvent souvent vouloir un mouvement de la main, et croire l'exécuter dans une mesure plus ou moins étendue. — Mamain, disent-ils, estouverte maintenant..., elle est fermée..., je touche mon pouce avec le petil

1. Guéniot, D'une hallucination du toucher. (Journ. de physiologie de Brown-Séquard, 186t.)

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