‹ Des troubles du langage chez les aliénés [electronic resource]Chapitre 68 sur 93 · Beiikham, Arch. f. Psych., 18S · texte numérisé non relu

Beiikham, Arch. f. Psych., 18S

PU LANGAGl'l

Toutes ces modifications n'ont de valeur qu'autant qu'on est renseigné, par des écrits antérieurs, sur la culture intellectuelle du sujet.

Lorsqu'elles sont sous la dépendance de l'affection mentale, elles peuvent résulter de causes diverses. Tantôt elles sont dues à l'affaiblissement des facultés intellectuelles, à la déchéance de la mémoire, à l'oubli des connaissances grammaticales antérieures (démences, paralysie générale) ; tantôt elles sont le fait d'un défaut d'attention, de l'instabilité des idées (imbéciles, mélancoliques, maniaques) ; tantôt enfin, elles sont en rapport plus direct encore avec les idées délirantes. Dans ce dernier cas, elles traduisent souvent des phénomènes psychologiques inconscients, ainsi que nous l'avons fait remarquer déjà pour le langage parlé (absence de conjugaison, substitution de certaines personnes, emploi de dénominations particulières).

Parfois aussi, elles sont voulues par le malade qui les rattache de cette façon à une idée délirante spéciale, comme chez cet aliéné cité par Tardieu, et qui, quoique lettré, s'ingéniait à chercher les combinaisons cacographiques les plus étranges, écrivant, par exemple : Dyeu mhagorde lha Fhacilité de Recherche poure hégrire Lhortografe du Langhage Francai, henRhapor de lha shonhorité des Lhaitre hé de Lhere '.

Un persécuté, cité par M. A. Marie 2, écrivait de même : « Moeinsiioeir le Présidentis, j'ai l'honnoeis de voos priessies d'agréisser lassiérance de Mes meilloeirs «sentimentis et de ma considérationeae La Plus Distingoeissasir. »

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