B. — SENSIBILITÉ PROFONDE
A0. — Sensibilité baresthésique : diminuée.
20, — Sensibilité au choc : très diminuée.
Le chatouillement de la plante des pieds. n'est presque pas perçu par la malade mais donne lieu à une réaction de contraction très nette au-niveau du tenseur du fascia lata.
Sensibilité osseuse très diminuée. Le tendon d'Achille est très sensible à la compression. .
Sensibilités viscérales profondes :
Sensibilité épigastrique : presque normale.
» laryngée : un peu diminuée.
» oculaire : très légèrement diminuée.
Examen du 7 novembre 1913. — Les zones anesthésiques des quatre membres n'ont pas varié.
La démarche est la même mais la malade se sent un peu plus d'assurance sur ses jambes.
L'état des réflexes est le suivant:
R. rotulien : redevenu normal à droite, a reparu, très faible encore, à gauche. e
R. achilléen : faible à droite, très faible à gauche.
Les autres réflexes sont restés ce qu'ils étaient au précédent examen.
Pour la première fois nous constatons que les pieds de la malade ont une température normale.
Examen du 15 novembre 1913. — Les zones anesthésiques ont diminué notablement d'étendue.
Elles se sont abaissées pour les membres supérieurs et la partie médiane de l’avant-bras, pour les membres inférieurs au tiers supérieur de la jambe.
La marche devient de plus en plus aisée, la malade écarte moins les jambes.
Les réflexes rotuliens sont devenus normaux. Les autres réflexes n'ont pas varié depuis le précédent examen.
Examen du 25 novembre 1913. — La limite des zones d'anesthésie aux membres supérieurs s'est abaissée à 4 à 5 centimètres audessus de l'articulation du poignet. Aux membres inférieurs elle est descendue au niveau de la partie médiane de la jambe. Le chatouillement de la plante des pieds commence à être perçu.
L'état des réflexes est le suivant :
R. rotulien : normal des deux côtés.
R achilléen : faible des deux côtés.
Les autres réflexes sont ce qu'ils étaient lors du premier examen, La marche est de plus en plus correcte.
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Examen du 10 décembre 1913. — La sensibilité, sous toutes ses formes, a complètement reparu aux membres supérieurs. ‘
Aux membres inférieurs la limite des zones d’anesthésie s'est abaissée jusqu'aux pieds. Le seuil de l’anesthésie siège à environ 2 centimètres en arrière de la racine des orteils.
Les réflexes sont normaux.
L'amélioration devient de plus en plus notabie à tous points de vue.
Examen du 3 janvier 1914. — La sensibilité est redevenue normale à tous les niveaux. La marche est facile, la malade se sent solide sur sès jambes. Elle circule facilement et sera sous peu en. état de reprendre sa vie normale.
C'est dans un état de guérison complète que Marie H.. quitte l'hopital le 6 février 1914.
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