‹ Des troubles psychiques dans maladie de BasedowChapitre 15 sur 24 · DIVERSITÉ DES FORMES DES TROURLES MENTAUX DANS LA MALADIE DE DASEDOAV · texte numérisé non relu

DIVERSITÉ DES FORMES DES TROURLES MENTAUX DANS LA MALADIE DE DASEDOAV

Les observations précédentes montrent que les formes des psychoses liées à la maladie de Rasedow sont diverses. M. Joffroy avait déjà attiré Tattention sur ce point dans une communication déjà citée. 11 avait montré que dans ces folies on retrouvait presque constamment une forme avec dépression et ne forme avec excitation. 11 les faisait même dériver des modifications premières survenues dans le caractère des malades, ceux-ci dès le début de la maladie se montrent tantôt déprimés, tantôt dTme activité excessive et d’uneinstabilité psychique évidente.

Les malades offrent des troubles psychiques d'intensité très variable depuis la simple hallucination jusqu’à la manie la plus plus aiguë ou au délire systématique.

Les accidents maniaques aigus ont une prédominance marquée. Ils ouvrent souvent la série des troubles psychiques graves. Et ce n’est qu’à leur suite que s’établissent les délires ou les idées délirantes.

Puis viennent par ordre de fréquence la mélancolie, accompagnée parfois d’actes délirants et les idées de persécution plus ou moins systématiques. Ces dernières ne

paraissent revêtir la fixité de véritables délires que dans certains cas,

Les hallucinations accompagnent souvent les désordres mentaux de (pielque ordre qu’ils soient. Elles sont en général multipliés et frappent plusieurs sens successivement à la fois. Dans un des cas de iM. .loffroy (Ohs. XXllDles hallucinations vraies dérivées d’hallucinations hypnagogiques ont été les seuls désordres mentaux observés jusqu’ici. Il est vrai que la malade est encore en cours d’observation et que nous ne savons ce qu’elle deviendra dans la suite, si un délire ou des idées délirantes ne surviendront pas.

Il n’est point rare que les troubles psychiques marchent parallèlement à la maladie de Basedow, qu’ils s’aggravent si celle-ci progresse, qu’ils reprennent si celle-ci s’améliore. Cependant il n’en est pas toujours ainsi et la maladie de Basedow peut s’effacer en laissant les troubles psychiques persister.

La durée de ces troubles est variable. La forme des accidents a une influence notoire sur le pronostic. On avait déjà remarqué en effet que les malades atteints d’excitation et même de véritable manie étaient plus susceptibles de guérir que les autres, qui déprimés s’enfonçaient graduellement dans leur mélancolie. En suivant à la lettre notre statistique, nous nous inséririons en faux contre cette idée. La plupart des observations anglaises en effet qui portent la mention d’excitation maniaque se sont terminées par la mort. Et dans tous ces cas très graves, la mort a toujours été relativement rapide. Aussi à

notre sens, l’apparition des accidents maniaques rendrait le pronostic très sombre, si nous ne craignions que les observateurs aient précisément choisi ces cas pour les publier à cause de leur gravité exceptionnelle.

Pour donner une idée plus précise et plus concise des faits, nous avons dressé le tableau suivant. C’est le résumé des observations que nous avons rapportées dans cette thèse et la mise en relief des éléments qui offraient pour notre sujet un intérêt spécial.

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