‹ Des tumeurs à tissus multiples [electronic resource]Chapitre 10 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1 0 II faut considérer comme tumeurs à tissus multiples des tumeurs qui sont constituées par des éléments cellulaires multiples, appartenant à des espèces ou à des variétés cellulaires différentes, se développant côte à côte parallèlement, sans qu’on puisse invoquer à l'origine une influence quelconque de l’un de ces tissus sur le développement des autres.

2° Les kystes dermoïdes et les kystes mucoïdes sont eux-mêmes de véritables tumeurs à tissus multiples.

3° Les tumeurs à tissus multiples prennent naissance pendant la période du développement histogénique.

4° Les tumeurs du foetus sont presque exclusivement des tumeurs à tissus multiples. Ges dernières sont malignes ou bénignes, suivant que les éléments qu'elles contiennent sont restés à l’état embryonnaire ou parvenus à l’état adulte.

5° Les tumeurs à tissus multiples, qui existent chez l’adulte, sont des tumeurs bénignes, dont le début remonte à la période du développement.

6° Les tumeurs à tissus multiples, quoique bénignes, se présentent fréquemment sous la forme de noyaux isolés, qui peuvent en imposer pour une généralisation vraie, mais qui ne sont que le résultat de la dissociation de la tumeur primitive par l’accroissement des tissus ambiants.

7° Les tumeurs à tissus multiples, originairement bénignes, de l'adulte, deviennent parfois le point de départ d'une tumeur maligne ultérieure. Celle-ci, constituée par un tissu unique, n’est pas une véritable transformation de la première, et doit être considérée comme une tumeur d’une tumeur.

8° Les tumeurs à tissus multiples ont une origine unicellulaire, et la cellule initiale conserve, dans ses évolutions ultérieures, ses attributs évolutifs physiologiques. Mais la cellule initiale est ici une cellule nodale, de l’embryon, qui reproduit, à l’état pathologique, les tissus multiples auxquels elle devait normalement donner naissance.

9n Les tumeurs à tissus multiples sont très nombreuses et présentent toutes les associations de tissus qui sont normalement fusionnés dans les cellules nodales. Elles sont d’autant plus complexes que la cellule nodale, dont elles émanent, est plus rapprochée elle-même de la cellule ovulaire, c’est-à-dire, en somme, que leur origine est plus précoce. De même que les tumeurs simples, elles ne doivent pas être divisées en groupes artificiels ; elles doivent simplement porter le nom de leurs tissus constitutifs.

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