‹ Des Tumeurs Bénignes Du PlacentaChapitre 13 sur 26 · DS · texte numérisé non relu

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ne permettent pas, malgré l'augmentation de poids, de porter le diagnostic de syphilis placentaire, ni d'infection ancienne ou récente.

OBSERVATION IX (résumée).

(J. Anderodias et R. Brandeis, revue mensuelle de gyn. d'obst. et de péd. 1910).

Femme de 36 ans, II pare, 1" grossesse normale terminée par un accouchement normal d'un enfant mort à 12 jours, de diarrhée.

2° grossesse normale en 1908 avec, néanmoins léger excès de liquide.

À dilatation complète, rupture de la poche des eaux et issue d’un liquide noirâtre. Aucun signe de souffrance du fœtus à l’auscultation. A l’examen, présentation de l'épaule droite en position gauche; le bassin est légèrement rétréci. Extraction rapide de l’enfant, sous chloroforme, par version podalique. Délivrance artificielle pour hémorragie. Le placenta était inséré sur la face postérieure et en bas.

L'enfant, difficilement ranimé, succombe 24% heures après.

Examen du délivre. — Poids: 680 gr. Un remarque une tumeur ovoïde, du volume d'un gros œuf de dinde, occupant au centre du placenta une assez grande partie de sa surface. Insertion excentrique du cordon à 7 centimétres de la tumeur. La tumeur à une longueur de 10 cen-

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timétres, une largeur de 6 centimètres et une épaisseur de 5 centimètres. Sa surface est lisse ; elle reçoit au niveau de sa face amniotique plusieurs gros vaisseaux venant du cordon. Elle est complètement distincte des cotylédons placentaires voisins. Elle constitue une partie de la face utérine du placenta. Elle s’insérait donc directement sur l'utérus ; ces insertions ont nécessité la délivrance artificielle.

A la coupe de la tumeur : consistance ferme, coloration rouge foncé.

Examen histologique. — La tumeur est limitée à la

périphérie par le revêtement chorial qui envoie dans sa

profondeur des bandes conjonctives d’épaisseur variable

et qui engaînent des vaisseaux volumineux. De cette charpente trabéculaire diffuse un tissu de soutènement qui se résout en fins tractus pénicillés et qui est constitué comme elle par des fibrilles conjonctives et des cellules fusiformes. Les lumières vasculaires sont obstruées par des globules rouges et des leucocytes ; quelques unes ne renfermant que de la fibrine. L'endothélium des vaisseaux est normal, mais leurs parois sont le siège d'une infiltration embryonnaire lymphocytoïde.

Les territoires dont la charpente conjonctive est plus discrète, sont richement vascularisés; ici, les coupes

apparaissent criblées de lumières vasculaires lapissées

par un endothélium plat et renfermant d'abondantes hématies et de très rares. leucocytes. Ces lumières vasculaires sont absolument indépendantes les unes des autres. Dans d'autres régions, les lumières vasculaires encore plus abondantes sont seulement séparées par une fibrille conjonctive mince. D’autres points, au contraire,

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