IMPRIMERIE ADMINISTRATIVE DE PAUL DUPONT
Rue de Grenelle-Saint-Honoré, 55
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Le cordon spermatique s’étend de l’anneau inguinal interne à la partie supérieure du testicule. Ses éléments sont des vaisseaux afférents, des vaisseaux de retour, un canal excréteur, des nerfs, du tissu cellulaire et une enveloppe fibro-celluleuse. Les vaisseaux afférents sont : 1° Tarière spermatique , née de l’aorte ou de la rénale, spécialement destinée au testicule ; 2° Tarière déférente , née près du vestige ligamenteux de T artère ombilicale et divisée en deux ordres de branches dont les unes descendent vers la vésicule séminale, les autres, remontant sur le canal déférent, se continuent dans toute la longueur du cordon spermatique ; 3° l’artère crémastérique ou du cordon, née de l’épigastrique au moment où celle-ci passe au côté interne de l’anneau abdominal.
Les vaisseaux de retour sont : 1° les veines spermatiques, en nombre variable, longues, molles, dépourvues de valvules ; 2° les lymphatiques, qui accompagnent les veines et vont se jeter dans les ganglions lombaires.
Le canal excréteur, dit canal déférent, est situé à la partie postérieure du cordon , et facile à dégager de la plupart des vaisseaux précédents.
Les nerfs sont : 1° le nerf crémastérique, branche de terminaison du nerf génito-crural , suivant Tarière spermatique; 2° le plexus spermatique, fourni par le grand sympathique et accompagnant le canal déférent.
Le tissu cellulaire fait suite au tissu cellulaire sous-péritonéal, dont il. semble un véritable prolongement entraîné par la' descente du cordon et du testicule.
1/enveloppe fait suite de même au fascia transversalis , et figure mi prolongement digitiforme de cette membrane. Cette enveloppe se continue sur la tunique vaginale même ; mais elle y adhère très-fortement*, tandis qu’elle est séparée des éléments du cordon par un tissu cellulaire très-lâche. C’est pourquoi la plupart des tumeurs et des engorgements du cordon s’arrêtent à la partie supérieure du testicule, comme si là se terminait son enveloppe, bien qu’elle descende en réalité plus bas. Chez quelques sujets, elle présente même au bas du cordon un rétrécissement circulaire.
Enfin, il faut ajouter que dans les premiers temps de la vie, le cordon est parcouru par un canal séreux qui met en communication la tunique vaginale et le péritoine ; que ce canal s’oblitère à des époques trèsvariables, tantôt dans toute son étendue, d’autres fois dans un peint seulement, et, dans quelques cas rares, en plusieurs points séparés qui laissent subsister entre eux de petites cavités séreuses : nouvel élément dont il faut tenir un compte sérieux.
Les choses étant ainsi, on voit déjà que le cordon peut être sujet à des tumeurs fort diverses, selon qu’il contient encore des vestiges de ce canal séreux, élément primordial condamné à disparaître; ou bien qu’il a reçu sa constitution définitive. Un troisième ordre de tumeurs sont celles qui lui viennent du dehors, à qui il prête un domicile tantôt mo^ mentané, tantôt plus durable et même définitif; par exemple, les hernies et les sacs herniaires ; et ces trois ordres de tumeurs semblent se ranger naturellement en trois chapitres bien distincts. Toutefois l’histoire des hernies inguinales, bien que la plupart constituent, à vrai dire, des tumeurs du cordon, est trop considérable par elle-même pour que j’aie eu seulement l’idée de la rattacher au sujet circonscrit que j’avais à élucider. J’imiterai l’usage suivi par tous les pathologistes qui ont sagement renvoyé à des articles ou à des traités spéciaux ce qui concerne les hernies, et je n’en parlerai qu’à titre de complication. Mon troisième chapitre ne traitera donc tout au plus que des sacs herniaires oblitérés et de quelques hernies adhérentes, qui, à cause de leurs adhérences mêmes, se rattachent de plus près aux véritables tumeurs du cordon.