‹ Des tumeurs du prépuceChapitre 6 sur 18 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Kyste sébacé congénital du prepuce .

(Lannelongue et Achard. Traité des kystes congénitaux. Paris, 1886,

Emile E..., âgé de quatre mois, est apporté à la consultation de l’hôpital Sainte-Eugénie, le 17 avril 1878.

Début. — D’après la mère, la tumeur existe telle, quelle depuis la naissance, sans aucune modification.

État actuel. — L’enfant porte au prépuce un kyste qui vient proéminer dans l’orifice préputial sous forme d’une tumeur ayant le volume d’un gros grain de riz et ^de consistance élastique. Ce kyste est plutôt en rapport avec la muqueuse qu’avec la peau. En effet on sépare assez aisément la peau de la surface du kyste, tandis que la muqueuse lui est intimement unie. Il est aussi plus directement placé sous la muqueuse que sous la peau.

Opération . — Ponction et incision de la poche.

Examen. — Elle contient un liquide louche, jaunâtre, laiteux et d aspect purulent, et est tapissée d’épithélium.

OBSERVATION IV Kyste sébacé du prépuce.

(Fochier. Gazette médicale de Lyon , 1868. T. VIII, p. 302).

Début. — La tumeur dont le malade était porteur, datait de l’enfance.

État. — Elle était située un peu au-dessous du frein du gland, avait un diamètre de quatre centimètres et s’accompagnait d’un phimosis dù à une balanite.

Opération . — Circoncision.

Examen. — A l’ouverture du kyste, écoulement d’un liquide séropurulent mêlé d’une grande quantité de lambeaux membraneux transparents et opaques ; d’autres membranes se trouvent dans la poche ; elles présentent une forme globulaire et irrégulièrement échancrée par place, simulant ainsi des membranes hydatiques. Tous ces lambeaux ne sont constitués que par des cellules épidermiques en état plus ou moins avancé de dégénérescence graisseuse. C’est la couche interné de la paroi qui s’est détachée en masse et à plusieurs reprises. Il n’y avait pas de graisse libre dans le liquide, et la cholestérine s’y présentait exclusivement, sous forme d’aiguilles prismatiques à base rhombe ; l’iode et l’acide sulfurique en ont en effet démontré la nature.

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