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CHAPITRE PREMIER

$S #. — Définition,

Les tumeurs gazeuses du cou ne.se présentent pas sous la forme d’une lésion unique, bien déterminée ; c’est un ensemble d’affections diverses, ayant pour caractère commun la présence de gaz dans une poche adventice, soit préexistante, soit de formation nouvelle, siégeant sur la partie antérieure ou latérale du cou.

$ 2. — Historique.

L’affection dont nous voulons tracer l'historique, dans ce chapitre, a été décrite, depuis longtemps déjà, quoique très sommairement. Mais, chose étonnante, les faits publiés à ce sujet sont rares et les auteurs se sont bornés à

rappeler les descriptions de leurs devanciers,sans apporter une contribution nouvelle à l'étude de ces tumeurs, ni des observations personnelles.

Dans ces derniers temps, ont paru quelques travaux sur la question, mais ils sont incomplets, parce qu'ils ne s’appuient pas sur un nombre assez considérable d'observations. Ce sont ceux de Morell-Mackenzie, de Marchant, de Dubar, de Peschaud, de Krishaber et de Norris Wolfenden.

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M. le D'L. H. Petit, bibliothécaire-adjoint à la faculté de médecine de Paris, voulant combler cette lacune, s’est livré à des recherches très soigneuses dans la littérature, et a rassemblé, dans un important mémoire, de nombreux cas relatifs à l'affection qui nous occupe. Son chapitre de l'historique est un aperçu complet de tout ce qui a été publié à ce propos depuis Ambroise Paré jusqu'à notre époque. Aussi nous ne saurions mieux faire, que de nous en servir comme guide, quittes à y apporter quelques modifications, el à mentionner les faits, qui ont échappé à ses recherches et les cas publiés depuis l'apparition de son travail jusqu'à ces jours. é

Ambroise Paré (1) parle du goître, qu’on appelle en grec bronchocèle et en latin Aernia quituris et dont il reconnaît quatre espèces : mélicérides, stéatomes, athéromes, anévrysmes, mais il ne mentionne pas les kystes aériens.

Cependant avant lui, Albucasis avait déjà signalé, d’après Freind (2), la bronchocèle ou hernie de la partie antérieure du cou, formant une excroissance qui est quelquefois remplie d'air et à laquelle on peut porter remède par lincision, la friction ou la compression; l’ablation n'est conseillée que lorsque la tumeur est petite et renfermée dans un kyste.

Pierre Pigray (3), élève d’Ambroise Paré, s’entretient du goître flatueux.

Au commencement du XVII siècle, Félix Plater (4) dé-

(1) Œuvres complètes, édit. de 1585, p. 305.

(2) Fremn», Histoire de la médecine, trad. française. Paris, 1728, p.183. (3) PiGray, Chirurgia. Paris, 1609, p. 220, édit franc., 4619, p. 245. (4) Felicis Plateri praxeos, 3° édit., p. 202. Basileae, 1656.

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