MARCHE. — DURÉE. — TERMINAISONS
Le début de l’affection dans la majorité des cas est insidieux, la tumeur évolue sans qu’aucun symptôme vienne décéler sa présence. On a bien remarqué que l’enfant était pâle, s’amaigrissait, parfois avait des hématuries, plus rarement se plaignait de douleurs lombaires, mais l’attention n’était pas éveillée du côté des reins, quand un jour par hasard, en lavant l’enfant ou plus rarement à l’occasion d’un traumatisme, la mère s’aperçoit qu’il porte une tumeur dans Lun des flancs; cette tumeur grandit progressivement et rapidement, s’accroit dans tous les sens, provoque parfois, mais pas toujours des troubles fonctionnels ; l’enfant maigrit, se cachectise; le néoplasme acquiert des dimensions énormes, et la mort arrive à bref délai.
Selon Guillet, la durée du sarcome chez l’enfant est très courte, elle varie de 3 mois et 2 ans 1/2, et la moyenne est d’un an ; chez l’adulte, au contraire, la durée moyenne du sarcome est plus longue que celle du carcinome. Robert avait trouvé une durée moyenne de 7 mois (sur 19 cas) et Robert une durée de 8 mois.
Les causes de la mort sont variables. Le plus souvent l’enfant est emporté par la cachexie et l’anémie profonde
Dumont. ^
résultante Taccroissement de la tumeur ou des hémorragies auxquelles elle donne lieu. D’autres fois la mort résulte de complications, le plus souvent dues à des phénomènes de compression, ou de généralisation du côté des viscères : complications pulmonaires, cardiaques, péritonéales. Les troubles urémiques auxquels on serait en droit de s’attendre au premier abord font presque toujours défaut, on les a notés dans les dernières périodes ou quand il s’agissait de lésions doubles des reins; mais presque toujours ils font défaut, même quand les deux reins sont atteints, cela tient à ce qu’il reste alors quelques pyramides de Malpighi suffisantes pour assurer la fonction rénale ou bien à ce que l’autre rein est resté sain et s’est hypertrophié par compensation.