‹ Des Tumeurs Malignes Primitives De La Voûte Crânienne et De Leur TraitementChapitre 17 sur 21 · Morphine. T. 38°2. P. 76; bon appétit · texte numérisé non relu

Morphine. T. 38°2. P. 76; bon appétit

97. — 383, sommeil bon, pas de vomissements, ni de toux. LAZARD. 3

— 34 — ee.

28. — T. 386; la plaie est légèrement douloureuse, le pansement est changé; il s'écoule un liquide sanguinolent, la température reste au-dessus de 38° jusqu’au 3 décembre,où eut lieu le troisième pansement, celui-ci fut complètement changé. . FM

Le 5 décembre, il s’écoule de la plaie du pus inodore. : 7110

Au mois d’avrili883, au moment où a lieu la réunion de la Société 4 allemande de Chirurgie, le malade était complètement guéri, du moins en ce qui concernait la tumeur, car derrière l'angle du maxil- n laire droit on sentait une tumeur, probablement une troisième récidive. } OBSERVATION V.— GUSSsENBAUER (Carl). Ein Beitrag zur Kentniss où

und Extirpation den myelogenen Schadelgeschivulste, ete. Zeitschrift \ à für Heilkunde, Prager, 1884, V, p. 139-154.

Le 5 décembre 1881, K. H..., 25 aus, est amené à la ‘clinique * : M pour une tumeur de la partie droite de l'os frontal. Rien dans ses antécédents héréditaires. | A toujours été bien portant ; depuis 7 mois céphalalgie violente, localisée dans ia moitié droite du front,persistant peudant la nuit. Cinq semaines après le début de cette céphalalgie,petite tuméfaction à peu près grosse comme un pois, de consistance osseuse, sur la bosse frontale droite ; augmentation de volume ; la tumeur augmentant de volume, la céphalalgie diminue.

L’œil droit est bouché par la tumeur ; le globe oculaire est comprimé d'avant en arrière et en Rae ; la fente palpébrale est : rétrécie,la peau est mobile sur cette tumeur,sauf sur une longueur de 1 cent. 1/2,et paraît adhérer au périoste par un cordon cica- FREE triciel.

Par la palpation, on sent que la surface de la tumeur est bien de consistance osseuse ; en avant et sur une surface grande à peu près comme une pièce de 5 francs,on trouve de la crépitation par- . cheminée; la tumeur n’est pas douloureuse. Pas de souffle. Trois ponctions furent faites ; l'aiguille, enfoncée à plus de six centimètres en cinq endroits, ne rencontra pas de résistance.

OpP£RaTion le 19 décembre. — Incision des parties molles de la partie droite du frontal, lambeau à base supérieure; le périoste est

De À CA

facilement rabattu en arrière avec le muscle frontal et la peau, A Ja bride cicatricielle il fallut se servir du couteau pour la détacher de l'os.

Le muscle temporal dut être détaché à environ 3 cent. de son insertion. Hémorragie, 20 ligatures au catgut; on put voir ainsi la partie droite du frontal, la partie de la grande aile du sphénoïde etle 1/33 de la suture fronto-pariétale.

Incision de la table externe; la tumeur HAT a des battements comme le cerveau; par cette ouverture la table osseuse est enlévée tout entière avec la pince-gouge de Lüer. En allant vers la périphérie de la tumeur, la table externe est trouvée de plus en plus épaisse: vers le milieu du frontal,elle se confond avec le diploé. . Hémorragie diploïque considérable, arrêtée par le thermocautère. Au fur et à mesure que la tumeur est miseà nu, elle augmente de volume et les pulsations sont plus fortes. Elle n’est pas adhérente à la table externe de l'os, ni au diploé. Elle adhère à la duremère sous-jacente d’une façon si intime qu’on doit l’enlever au bistouri.

L'hémisphère droit du cerveau est fortement déprimé, les trois circonvolutions frontales sont aplaties; suture, drainage, pansement; à la suite de l'opération, vomissements. P. 120.

Au premier pansement, la plaie ne présente pas de caractères de réaction inflammatoire, le drain est enlevé.

Suture secondaire de la plaie osseuse, drainage; le malade quitte l'hôpital guéri, le 20 janvier 1882, avec une pelote protectrice en gomme durcie.

OBSERVATION VI. — MayDL. Beiträge zur Schadel und Gehirnchirurgie. Internat. Klin. Rundschau, 1891.

Homme, âgé de 25 ans, entre le 15 janvier 1885.Brülure à l’âge de 5 mois sur la moitié gauche de la tête,sans guérison jamais complète ; depuis 5 ans une tumeur se développe sur la plaie granuleuse et s'accroît. Malade anémié, moitié gauche de la tête dépour- ‘ vue de cheveux, recouverte de cicatrice. On trouve sur le pariétal gauche une tumeur à bords fongueux et végétants, ayant 12 centimètres dans un sens, 9 dans l’autre et haute de 3; l'os sous-jacent

= est dur ; ganglions mastoïdiens indolores et gros.

Les parties molles sont incisées à l’aide du thermocautère, puis la tumeur est enlevée tout entière, à l’aide de la rugine; on s’aperçoit alors que le périoste aussi était atteint, la table externe de l’os paraît rongée; l'os malade etles parties avoisinantes sontenlevés au moyen du ciseau et du maillet.

La tumeur avait encore plus d'extension à la face interne qu’à la face externe ; la dure-mère, la pie-mère et la substance grise qui étaient atteintes également, furent enlevées; pansement sans réunion des parties molles.

Le soir même, aphasie, parésie du bras droit et des muscles de l'épaule; ensuite parésie du membre inférieur droit, puis hémiplégie droite avec hyperesthésie. Le 24 janvier, quatre jours après l’opération, le cerveau commença à faire hernie, pulsations prononcées.

Convulsions des muscles et du thorax.la température monte à 3%, 390,6 et 400,4, le pouls atteint 160, la respiration 44. et la mort arrive le 16° jour après l'opération.

OBSERVATION VII. — Mac EwEn. British medical Association, août 1888,

Petite tumeur orbitaire du bulbe gauche, myosis gauche, convulsions généralisées ; sarcome orbitaire opéré antérieurement.

Enlèvement d’un sarcomede la surface extérieure du crâne et d’un sarcome des 2/3 antérieurs du lobe frontal.

Vit encore 8 ans.

Mort par maladie de Bright.

OBSERVATION VIII.— Maypr., Beitrage zur Schädel und Gehirnchirurgie. Internat. Klin. Rundschau, 1891.

Homme, âgé de 39 ans,se présente avec une exophthalmie droite sans trouble de la motilité du globe oculaire, ni de l’acuité visuelle ; pas de syphilis ; quelques mois après l'œil est dévié en bas et en dedans, conjonctivite passive ; à l'angle interne de l’orbite, on sent une tumeur se dirigeant sur le front, vers la région

temporale ; l’œil est repoussé en dedans; il est possible de sentir dans la profondeur une tumeur assez résistante ; il s’agit d'un

sarcome du frontal s'étendant aussi bien du côté de l'orbite que du côté de la surface externe de cet os.

ire

OPÉRATION le 2 octobre 1890. Incision de la peau s'étendant

de l'angle externe de l'œil à 6 centimètres en arrière ; le néoplasme,

qui avait envoyé un prolongement extra orbitaire, fut enlevé à la

gouge et au maillet, le giobe oculaire fut respecté, mais une par-

< tie de la dure-mère était tellement adhérente au néoplasme qu’on

dut également la réséquer.

Les suites opératoires furent parfaites et une partie de la plaie guérit par première intention ; l'os frontal qui manquait était remplacé par une légère dépression ; la perte de substance osseuse

: mesurait 6 centimètres en tous sens; ptosis de la paupière supé-

D: rieure.

; Malgré la guérison consécutive à la première intervention, il est permis de penser à une récidive ; ce qui y incite l’auteur, c’est. l’existence de céphalalgies violentes, sans que pourtant il y n’ait

aucun signe extérieur.

OBSERVATION IX. — Ricarp. Réparation d'une perte de la substance de la voûte crénienne par la greffe osseuse immédiate. Gaz. fe H6p.; -1891, D. 185: \

M... Pauline, veuve, âgée de 40 ans, exerçant la profession de Cuisinière, se présente le 19 novembre 1889 à la consultation de la clinique laryngologique des sourds-muets. Elle a la narine du côté droit complètement obstruée par une tumeur dont M. Renault pratique l’ablation incomplète à à l’aide d’un serre-nœud. L’examen histologique fait au laboratoire de M. Cornil, permet de porter le diagnostic de lymphadénome.

La malade revient le 8 février 1890. La tumeur est de nouveau bourgeonnante. Une opération large est de nouveau pratiquée le 2 mars, par M. Monod, qui désinsère la portion droite du nez et pénètre ainsi largement dans les fosses nasales. La tumeur qui a pénétré dans le sinus maxillaire est enlevée en totalité. La muqueuse : voisine est cautérisée au thermocautère.

- Le 21 mars 1890, la malade quitte l'hôpital complètement guérie de l'acte opératoire et, jusqu'ici, aucune récidive locale n'est apparue. à

ae Le. 9 avril 1891, la malade revient à l'hôpital St-Antoine pour une

__ tumeur de la région orbito-frontale du côté droit. Cette tumeur est

re

apparue progressivement depuis six mois : elle atteint aujourd'hui :

le volume d’une noix. La malade souffre de la tête, principalement du côté droit, de douleurs presque continues, mais avec des exacerbations fréquentes.

Etant donné les antécédents de la maiade, il est facile de porter le diagnostic de lymphosarcome de l'os frontal. La tumeur est unique; nulle part ailleurs, aucune trace de généralisation ne paraissant exister, l'intervention est indiquée. É

La malade étant chloroformée, le champ opératoire dégagé, nettoyé et entouré de compresses aseptiques, je fais une incision allant de la racine du nez à 2? centimètres environ de l’apophyse orbitaire externe, incision courbe circonscrivant là tumeur et ayant à peu près une flèche de 4 centimètres de hauteur. L’os étant mis à nu, à l’aide d’un ciseau fin et du maillet, je circonscris autour de la tumeur une région de l'os frontal dont l’ablation laisse à nu la duremère dans l’étendue d'une pièce de 5 francs environ (5 centimètres de large sur 5 de haut), les bords de la perte de substance crânienne $ont taillés en biseau aux dépens de la table externe du frontal. A l’aide de pinces coupantes, l’os coxal d’un jeune chien qu’on venait de sacrifier fut préparé de façon à s'adapter à l’orifice créé; la fosse iliaque, une partie de la couche cotyloïde et de la branche horizontale du pubis constituèrent le fragment utilisé. On dut rejeter

l'ischion, le pubis et sa branche descendante. Une partie de la

plaie opératoire qui restait à découvert à la région interne fut obturée par un fragment du condyle fémoral du même chien. L'hémostase faite, le lambeau des parties molles fut suturé, appli-

qué sur le fragment osseux et fixé par la suture. Deux catguts

placés à l'angle externe pour établir un drainage.

Pansement iodoformé, compression ouatée. Les jours qui suivi-

rent l'opération ne furent marqués par aucun incident; ni fièvre, . ni douleur.

Le ?0 avril. — Cinquième jour de l'opération : on retire le panse- D ment; il existe un peu de gonflement œdémateux de la paupière, mais sans douleur, ni rougeur aucune ; le pansement est compiètement sec et le catgut a été involontairement enlevé avec les pièces

du pansement.

22 avril, — Ablation des fils, réunion immédiate des parties molles, les fragments osseux sont restés en leur place.

© 3 mai.— Dix-huit jours après l'opération, la malade quitte l’hôpi- tal parfaitement guérie, la région opérée plus aplatie que celle du côté sain, mais le plan osseux sous-jacent est parfaitement solide.

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