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L’os fut ensuite réséqué, sur la ligne d’incision du périoste
. avec le ciseau et le maillet.
, be Q ’ . . * « L’extirpation de la tumeur ne présente aucune difficulté ; à ce moment on perçoit les pulsations cérébrales. L’hémorragie de-
-vint alors très abondante et fit craindre pour la vie de lopé-
rée. On pratique la compression totale de la plaie et on cautérise au thermocautère. Au cours de cette cautérisation, l’opérée tombe plusieurs fois dans le collapsus. On fut obligé de faire ja respiration artificielle, injection de musc, etc. L’hémorragie fut enfin arrêtée. Suture de la plaie. Drainage et pansement.
Peu après l’opération, vomissements qui cessèrent vers le soir ; la céphaialgie a disparu. AS 27 mai. Les vomissements ont disparu depuis 7 h. 1/2 du matin. Le pansement est changé. La plaie est en bon état. Le drain est raccourci.
28 mai. La malade est bien.
29 mai. La malade se plaint d’une sensation de bourdonnement. Le pansement est enlevé: !a plaie est en bon état. Les points de suture sont Ôtés. La sensation de bourdonnement cesse.
30, 31 mai; 4er, 2, 4 juin. La malade va de mieux en mieux; le drain est complètement enlevé et la plaie cicatrisée. La malade se lève. |
8 juin. La région de la plaie présente des pulsations bien marquées et est indolore. La malade quitte l'hôpital.
Pendant quelques mois la malade alla bien ; il n’y eut plus de céphalalgie et elle put reprendre ses occupations. Mais au mois d'octobre suivant, la malade présente des troubles tels que l’on pense à une récidive.
11 octobre. — On sent sous la cicatrice de l’ancienne plaie une tumeur molle, pulsatile, grosse comme la moitié d’un œuf de poule et à côté, sur lagauche et la droite, une tumeur de la grosseur d'un marron. La vue est très affaiblie. L'examen ophtalmoscopique montre l'existence d’unenévrite optique double; pas de diplopie ; le goût est abolisur la moitié gauche de la langue; pas de céphalalgie ; garde-robes irrégulières.
. L'état général continue à être bon jusqu'au 29 octobre. Ce jour-là la malade fut prise de vomissements qui ne s’arrétèrent que sous l'influence de la morphine.
10 novembre. — Les vomissements reprennent, puis période de repos jusqu’au 16 novembre.
19 novembre. — Faiblesse de la jemibe droite qui oblige la malade à se servir d’une canne.
28 novembre. — Paralysie du bras droit, pas d’anesthésie, ni de douleurs, pas de céphalalgie ; anorexie, constipation.
10 décembre. — Douleurs dans la jambe gauche.
11 décembre. — Paralysie complète de la jambe droite ; anorexie, selles irrégulières.
97 — 29 décembre. — On constate que la tumeur s’est propagée jusqu’à la limite &u cuir chevelu du côté du front. Vomissements marc de café. Ptosis léger à droite, parésie du facial du même côté.
31 décembre. — Aphasie.
5 janvier. — Paralysie de lajambe gauche.
6Gjanvier. — Coma.
10—12 janvier. —OEdème des poumons, érysipèle du nez et de la joue droite.
13 janvier. — Mort à 10 heures du soir.
OBsERvATION LIT (CZERNY — HEUK. Berlin. kilin. Wochenschrift. 1882, n° 17, p. 249).
C. (de Mannheim), 19 ans, a eu dans sa jeunesse une affection de l’encéphale qui avait laissé après elle de violents maux de tête qui durèrent jusqu’à l’âge de 14 ans. Il y a trois mois environ elle s’est cogné le côté gauche du front contre un lit; elle ressentit aussitôt une douleur juste à l'endroit de la tête qui avait porté. Ces douleurs durèrent un quart d'heure environ, puis il se forma sur place une tuméfaction à peine sensible au touc her. Cette tumeur augmente d’une façon insensible pendant 4 semaines sans amener aucun trou: ble ; ily a 2mois à peu près est survenue une affectionaiguë du poumon (pneumonie ?| qui dure presque un mois, pendant laquelle la tumeur de la région latéro-frontale gauche, qui était restée dure et petite, a commencé à s’accroître et à se ramollir. Céphalalgie violente.
Pendant ces 18 derniers jours, vertiges, bourdonnements dans l’oreille gauche. Constriction à gauche, qui empêche la mastication.
ER Es
: Pas de signes de paralysie ou de parésie, tachycardie et dyspnée
surtout au moment où elle change d’attitude ou de place.
À l'examen on trouve au-dessus de la bosse frontale une tumeur grosse comme la paume dela main, demi-sphérique, qui s'étend presque jusqu’à la ligne médiane d’une part, jusqu'à la ligne courbe du
temporal et la suture lambdoïde (?} en arrière, et dépasse lecuirche-
velu en avant ; cette tumeur adhère fortement à l'os, elle est dure à sa périphérie, fluctuante et molle à son centre, sans pulsations, ni souffle, légèrement sensible à la pression.
Rien autre de particulier,
La Céphalalgie persistant, on applique des vessies de glace sur la
umeur et on fait des injections de morphine; on fait prendre aussi pendant une huitaine de l'iodure de potassium, tout cela sans résultat.
OPÉRATION. — Le ?8 octobre 1881, après qu'on se fut assuré que los, bien que légèrement ramolli, ne se laissait traverser par une aiguille, on incise la tumeur sur sa ligne médiane; la peau est libérée, et rabattue en avant, le périoste est dénudé, et enlevé sur tout le pourtour de la tumeur, qui fut abrasée avec la rugine. \
L'os sous-jacent est rugueux, assez dur ; on en enlève par ràclage une épaisseur de 2? à 3 millimètres ; une portion de la table interne fut enlevée pour qu’on püt s'assurer de l’état de la face interne des os. Ceux-ci présentaient des ostéophytes nombreux, entourés d'une masse molle ressemblant à la tumeur. La tumeur intéressait également l’endocrâne ; on enlève alors morceau par morceau tout l'os correspondant à la base de la tumeur; la brèche osseuse mesurait 6 em. sur 8. Pour faire face à toute éventualité, on l’agrandit jusqu’à 2 travers de doigt au-dessus del’arcade sourcilière ; les parties bourgeonnantes dela dure-mère avaient été préalablement enlevées à la curette tranchante:; d'autre part, la partie de la dure-mère, correspondant au centre de la tumeur, présentant de l'infiltration, celle-ci fut excisée sur toute lasurface où l’os manquait ; ligature de plusieurs branches de l'artère méningée moyenne et hémostase au thermocautère. ; * Suture, drainage et pansement.
A son réveil, la malade accuse de la céphalalgie. P.: 83, irrégulier; pas de troubles de la motilité, ni de la sensibilité ; le soir,
MN) Le
vomissements. P.: 107, lavement de chloral, ? gr., la céphalalgie diminue un peu, les vomissements continuent, miction spontanée.
29 octobre. — La céphalalgie diminue, vomissements. P.: 104 irrégulier ; somnolence ; le pansement est changé, la peau est soulevée par les pulsations cérébrales, peu d’exsudat; la plaie est en bon état. P.: 112; vomissements le soir. ;
30 octobre. — Nuit moins agitée, la céphalalgie diminue encore. P. irrégulier, ? vomissements.
31 octobre. — ? gr. chloral, sommeil, les douleurs sont calmées, le pansement est changé, pas d'exsudat, les drains et une partie des fils sont retirés.
le novembre. — La malade a de l'appétit ; garde-robes normales.
2,3 novembre. — La malade va de mieux en mieux : la peau de
la région opérée n’est plus déprimée, elle est mieux soulevée par le cerveau dont on perçoit les battements ; les derniers fils sont enlevés. .
4 novembre. — La malade éprouve du bien-être. P.: 78, irré-
gulier.
Du 5 au 16 novembre. — L'amélioration continue, la malade se lève.
20 novembre. — Cépaulete légère, qui cesse le 22 novembre. 26 novembre. — La malade quitte l'hôpital.
L'examen histologique a prouvé que la tumeur était un sarcome
à petites cellules rondes.
OBSERVATION IV. — PauLy, 1883. Un cas de tumeur, perforante du front. — Verhandlungen der deutschén Gesellschaft für Chirurgie. XIIe Congrès.
Johann Teickz, maçon, 26 ans, s'était aperçu en 1873, de la présence,sur la région frontale droite, d’une excroissance qu’il enlevait par le grattage, mais qui se reproduisait chaque fois plus grande.
En 1879, il s'est laissé enlever la tumeur, qui avait un pédicule a
o centimètres de long et und’épaisseur.
En 1880, nouvelle tumeur non pédiculée, qui s'accroît vers le rebord orbitaire ; d'autre part, le malade recevait un traumatisme sur la tumeur ulcéreuse.
. Dans les premiers jours de 1882, le médecin d’arrondissement constate la présence d’une tumeur de la grosseur d’une noix,immo-
< bile, dure à la périphérie, molle au centre.
Le 19 mars, le malade se présente à la consultation ; la tumeur qui commence à la racine des cheveux, couvre presque la moitié de l'œil droit; elle est dure, immobile, divisée en deux parties inégales par un sillon profond. La partie supérieure est plus petite que la partie inférieure ; celle-ci est ulcérée. Céphalalgie violente
depuis quatre semaines.
OPÉRATION le 24 mars.— Incision autour de la tumeur, qui fut enlevée facilement. Le frontal, en dessous de la tumeur, est perforé sur une surface un peu plus grande qu’une pièce de 2 francs. Cet orifice est rempli par une masse néoplasique rougeûtre ; celle-ci enlevée, on put voir la dure-mère soulevée par les pulsations céré brales. Pansement.
Suites opératoires. — Plus de céphalalgie, pas de vomissements.
Quelques semaines après, guérison, mais à la fin du mois de mai, on peut voir dans la partie externe de la plaie une masse ferme, non délimitée, se prolongeant jusque dans l'orbite. Extirpation le 28 mai 1882, d’une tumeur grosse comme une noix, râclage de toute la plaie, nettoyage de la glande lacrymale, drainage, panse-
ment ; cette plaie guérit à brève échéance, puis à l’aide de greffes,
on refit une paupière et le malade quitta l'hôpital sans trace d’ectropion.
En octobre,nouvelle récidive; la tumeur, grosse au moins comme
une noix, était située à l’angle interne de l’œil et projetait celui-ci en
avant. La tumeur s'était propagée jusqu’à l’ancienne cicatrice et se trouvait sous chacun des lambeaux transplantés ; la cicatrice fut réséquée et la dure-mère se montra parsemée de tuméfactions sarcomateuses très adhérentes ; elle fut réséquée et la brèche osseuse agrandie à la gouge et au maillet; elle mesurait 6 centimètres sur 8 centimètres. La plaie fut remplie de gaze; pansement. de Lister.
95 novembre, soir. — Vomissements, toux qui provoque une
hémorragie secondaire.