ES
ard
longue.
Début
approxi¬
matif.
Statis¬
tique
Poupinel
0 jour à 5 ans., .
6 à 10 ans .
Il à 15 ans .
16 à 20 ans .
21 à 25 ans .
26 à 30 ans .
31 à 35 ans .
36 à 40 ans .
41 à 45 ans .
46 ans.
51 à 55 ans .
56 à 60 ans . .
61 à 63 ans .
66 à 70 ans .
Après 70 ans . . .
Nous aurions désiré faire figurer dans ce tableau la statistique de Pigné ; mais celle-ci n’est rapportée que dans les Bulletins de la Société anatomique , et malheureusement d’une façon trop peu détaillée pour pouvoir se diviser en périodes quinquennales. Cette statistique porte sur 49 kystes dermoïdes, dont 43 ovariens : 6 de ces kystes ont été trouvés chez des foetus avortés ou à terme, 11 chez des sujets âgés de moins de 15 ans, et 35 après l’âge de 15 ans. Les kystes
des tumeurs mixtes de l’ovaire.
ovariens ne sont pas séparés des autres; aussi ne pouvonsnous tirer parti de cette statistique. Nous le regrettons d’autant plus que Pigné seul a trouvé des kystes dermoïdes chez des fœtus. Peut-être est-il le seul qui ait recherché et qui ait eu la bonne fortune de trouver chez le fœtus des exemples de cette affection, dont on admet cependant d’ordinaire l’origine fœtale?
Leb autres statistiques, plus récentes, sont plus détaillées et plus complètes. Aussi avons-nous pu les utiliser ici.
Nous avons réuni dans un même tableau la statistique des ovariotomies pour kystes mucoïdes, publiée par notre cher maître, M. Terrier (voir Revue de chirurgie , 100 ovariotomies, dont 12 pour kystes mixtes, dermoïdes ou tumeurs solides), notre propre statistique des tumeurs mixtes, et les statistiques de kystes dermoïdes dont nous avons parlé plus haut. Nous n’avons pu, à notre grand regret, utiliser les 1,000 ovariotomies de Spencer Wells, la date du début de la tumeur ne figurant pas dans la statistique de ce chirurgien (début plus
fréquent de 25 à 55 ans ; moyenne exacte du début dans lés 1,000 cas : 39 ans). , I
Nous avons placé dans un second tableau trois courbes montrant dune façon saisissante, suivant les âges, la fré-
ûisioT soi oièbi'saoo' h
iSSC; p.-r.cj
quence plus or, gnaodç. des; kystes mucoïdes (Terrier), mixtes (Poupiiuql),. -e^deOTPÏdes (Pauly)..
Nos deux tableaux démontrent, d’une façon absolument
G. POUPINEL.
convaincante, la rareté de ces diverses tumeurs chez l’enfant, et leur plus grande fréquence chez l’adulte (de 35 à 45 ans, kystes mucoïdes; de 15 à 25 ans, kystes mixtes; de 20 à 30 ans, kystes dermoïdes). j
Nous aurions voulu, en terminant cette etude, emettie quelques conclusions plus précises et d’une portée plus générale que celles énoncées au début de ce dernier chapitre. La réflexion nous a vite montré qu’il n’en fallait rien faire et qu’il valait mieux nous en tenir au simple et brutal exposé des faits. Nulle question n’a donné lieu à plus d hypothèses que cette question des kystes dermoïdes. De plus savants que nous s’y sont essayés, et pourtant on n’est encore arrivé à rien de satisfaisant. Tout n’est encore qu’hypothèse. Peut- 1 être cela tient-il à la rareté des bonnes observations cliniques j et anatomo-pathologiques ? Peut-être cela tient-il surtout au .j besoin de synthèse qui pousse les observateurs trop ardents
à .conclure souvent d’après l’examen d’un seul fait?
eol
Deux des meilleures observations que nous ayons renclans la littérature allemande, nous montreront sun^qqdapiment le danger qui existe à conclure si précipitamment.
Fie s ch ayant, observé, dans une même tumeur mixte, toutes les tfankitipnp'^ëntre l’épithélium cylindrique haut et 1 épithélium pavimenfeux stratifié avec dégénérescence cornée des couches superficielles, n’hésite pas à voir dans les kystes dermoïdes la forme parfaite, l’aboutissant final du travail ■ ' 1 sique,yidonf les kystes mucoïdes ne seraient qu’une
forme incom
êta
F riedlander ayant à
examiner une tumeur mixte comprenant! quelques loges dermpïites et un très grand nombre de volumineux kystes séreux à épithélium vibratile, veut y voir un dérivé des- kystes dermoïdes . Ayant trouvé dans la paroi 1 d ni 09 I stus du^glmide suduripares (ce qui d’ailleurs est assez rare), il considère les volumineux kystes sé-
^Pdthë9feo?toèTâefe4^te1S par rétention, développés aux dépéhsljdelé pM'dèé^^ùàbrimâtélsi.^ Mais, après
Jffiéïétoip cféP# l’épithé-
lium de ces glandes subirait une transformation et se couvrirait de cils vibratiles ! Les kystes séreux existant dans toutes les tumeurs mixtes auraient, pour lui, cette même origine.
Plutôt que d ajouter une hypothèse de plus à toutes celles qui existent déjà, nous préférons nous abstenir de toute conclusion générale, nous contentant d’avoir fait connaître quelques cas encore inédits de tumeurs mixtes, et d’y avoir réuni tous ceux actuellement publiés.
Nous nous estimerons en outre satisfaits si, en rapprochant dans cette étude et en réunissant clans nos tableaux les kystes mucoïdes, les kystes mixtes et les kystes dermoïdes, nous avons réussi à mettre en évidence les liens qui unissent entre elles ces diverses tumeurs. Les kystes dermoïdes, plus rares que les kystes mucoïdes, doivent peut-être à leur rareté même d’avoir excité la curiosité et amené l’éclosion de nombreuses théories plus ou moins hypothétiques. Mais leur développement n’en a été nullement éclairé et nous semble encore ni plus ni moins obscur que celui des kystes mucoïdes et des kystes mixtes.