‹ Des Tumeurs Solides Primitives Des Ligaments Larges Et Plus Particulièrement De Leur Histoire Et De Leur PathogénieChapitre 14 sur 59 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CONDITIONS ÉTIOLOGIQUES.

Age. — Sur 34 observations certaines de tumeurs solides primitives des ligaments larges, où l’âge a été noté nous voyons qu’elle se sont présentées :

2 fois au-dessous de 20 ans.

o fois entre 20 et 30 ans.

20 fois entre 30 et 50 ans.

7 fois au-dessus de 50 ans.

Le maximum de fréquence de ces tumeurs semble donc être au point de vue de l’âge entre 30 et 50 ans, c’est-à-dire à l’époque ordinaire d’apparition des tumeurs utérines ou ovariennes ; et à cet égard il n’y a ici aucune particularité à signaler,

d'autant plus que l’âge n’est en somme qu’une cause déterminante ou occasionnelle mais non efficiente.

Parité.— Sur les 21 cas où la parité a été notée nous avons constaté que :

8 fois la femme était nullipare G fois “£ primipare 7 fois — multipare.

Ce qui montre que la parité semble non plus n’exercer aucune influence sensible sur la production de ces tumeurs, car la proportion relative de chaque catégorie de femmes à ce point de vue est sensiblement la même.

Fréquence relative de ces tumeurs. — Les plus fréquentes de beaucoup sont les corps fibreux ou fibromyomes (39 cas); viennent ensuite les sarcomes (10 cas), les lipomes (3 cas) et enfin, si tant est qu’il en existe de réellement primitifs, les carcinomes (2 Cas).

Fréquence absolue de ces tumeurs. — Ces tumeurs. l’avons-nous déjà dit, sont excessivement rares : nous n’en citons pour preuves que cette statistique de Gürst [citée par Sænger (91)] qui sur 699 fibromes recueillis parmi 16.637 tumeurs observées dans les trois plus grands hôpitaux de Vienne, constate 481 fibromes de l’utérus et pas un des ligaments larges.

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