‹ Des Tumeurs Solides Primitives Des Ligaments Larges Et Plus Particulièrement De Leur Histoire Et De Leur PathogénieChapitre 13 sur 59 · FE · texte numérisé non relu

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| Après tout ce que nous venons de dire sur la genèse et la pathogénie d? abord des tumeurs fibromyomateuses, puis des tumeurs solides en général des ligaments larges, il nous reste peu de chose à dire sur celle des lipomes et des tumeurs malignes.

Trois des cas de lipomes seulement ont été observés jusqu’à présent dans la science : ce sont ceux de Peyrot, Middelschulte et Pozzi.

Et cependant ces tumeurs peuvent parfaitement se développer dans les ligaments larges. Lallement (60) en effet, étudiant la structure de ces derniers, dit, d’après Gallard, que : « On trouve du tissu adipeux à l'endroit où les feuillets du péritoine abandonnent l’utérus pour donner naissance aux ligaments larges ; il comble l’espace compris entre le point où ces membranes se détachent de l'utérus et celui où elles se rejoignent. » Il nya donc rien d'étonnant à ce que des lipomes puissent se développer aux dépens de ce tissu adipeux «< puisque, dit Virchow, (115) le lipome est le plus souvent une tumeur hyperplasique qui procède du tissu adipeux préexistant et se présente comme un accroissement circonscrit excessif du tissu graisseux. » D'ailleurs le péritoine lui-même et le tissu connectif interstitiel des muscles lisses (Lebert a observé un cas de lipome fibreux dans l’utérus) peuvent parfaitement se transformer en üssu adipeux ; or le ligament large qui est luimême un repli péritonéal, qui renferme des mus-

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cles lisses dans son épaisseur, et par suite du tissu À conjonctif interstitiel prédisposé à se charger de graisse, peut par conséquent très bien donner naissance plutôt deux fois qu’une à des productions ‘ipomateuses tout comme n’importe quel organe analogue. |

Le sarcome du ligament large, comme celui de l'utérus peut, ou bien provenir de la transformation d’un fibrome ou fibromyome ordinairement en fibrosarcome (Schmid Breisky, Rokitansky, Cushier) quelquefois en myosarcome (Martin), ou bien encore être primitif (sarcome fuso-cellulaire ou médullaire) comme celui de la paroi abdominale {[(Playfair, Pean, Chénieux, Duplay (?) Pollailon, Satterthwaite (?)]

L’étiologie et la pathogénie de :ce dernier s’expliquent parfaitement d’une part parce que nous venons de dire sur la possibilité par lui de provenir de capsules surrénales accessoires ectasiées, d'autre part par la présence déjà signalée d’ovaires surnuméraires dans les ligaments larges, qui, comme ces derniers peuvent, à un moment donné, être le siège d’une prolifération très active aboutissant également à une formation d'éléments embryonnaires, pour constituer finalement le sarcome sous ses diverses formes.

Quant au carcinome des ligaments larges nous ne croyons pas qu’il puisseexister primitivement ; il résulte toujours d’une extension à cet organe de cancers du mésentère, de l’épiploon, de lintes-

tin,de l’utérus ou de l'ovaire, et les observations de Hayes et de Landouzy que nous citons plus loin pour mémoire et pour être complet, nous les donnons comme absolument douteuses, quoique ces deux auteurs pensent qu’il s’agit réellement dans leurs observations de productions cancéreuses développées dans les ligaments larges et que l'utérus fut normal dans les deux cas, ainsi que les ovaires dans le premier, la seconde observation ne disant pas quel était l’état de ces derniers ou s’ils existaient encore, et pouvant ainsi nous faire supposer qu’il s'agissait plutôt de carcinomes développés à leurs dépens.

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