PRES
trée une augmentation de volume de Pabdomen qui mesure 117 cent. à l’ombilie et. 57 cent. de l'appendice xyphoïde à lasymphyse. Les intestins sont réfugiés dans les hypochondres et sous le rebord costal : ni vergetures, ni vaisseaux abdominaux dilatés. Fluctuation manifeste par toute la tumeur; en résumé, tous les signes d’un kyste ovarique. .Au toucher vaginal, l’utérus est assez élevé, un peu incliné à droite, le col regardant à gauche. Laparotomie faite le 22 octobre. Après incision au niveau de la ligne blanche, langue d'environ 5 cent., on arrive facilement sur la tumeur; à peine la ponction eutelle laissé écouier une certaine quantité d’un liquide séreux, louche, que l’on vit la paroi abdominale tout autour de l’ombilic s’enfoncer par la traction exercée sur la tumeur ; on dut agrandir jusqu’à l’ombilic l’incision primitive et aller avec la main détacher doucement les fausses membranes qui soudaient le péritoine dans une faible étendue. Le kyste sorti entièrement de l’abdomen ne se pédiculisait pas et bientôt l'expioration directe démontrait que la tumeur appliquée au côté gauche de l’utérus plongeait dans le petit bassin enveloppée par le ligament large ; on suivait facilement dans toute son étendue la trompe gauche sur la face antérieure de la tumeur, et bien que lovaire ne püt être retrouvé, je pensai qu’au lieu d’un kyste ovarique j'avais sous les yeux un de ces myomes kystiques développés dans cette atmosphère musculo-celluleuse qui occupe le igament large, tout contre le bord de la matrice. Je décollaidoucement avecle doigtle revêtement péritonéal du kyste et j’arrivai assez facilement à libérer ainsi toute la partie antérieure de la tumeur ; mais à mesure qué je me rapprochais de la mairice, en avant et en arrière, cêtte manœuvre devenait tellement difficile, qu’en désespoir de cie je dus jeter sur tout le pourtour: de la tumeur, aussi près que possible de son cul-de-sac pelvien, une
ne
série de fils de soie destinés à enserrer les parois assez solidement pour pouvoir ensuite les découper sans crainte d'hémorrhagie. J'extirpai ainsi les 19/20 de la tumeur, puis suturai la plaie abdominale qui, dans sa partie inférieure, fut soudée à tout le pourtour de la portion restante de la tumeur pour permettre la libre suppuration de cette dernière au dehors. Les 3 premiers jours après l’opération se passe sans incident. Le 4e, la malade succombe à des accidents septiques.
A l’autopsie, on trouva la cavité péritonéale et les intestins absolument intacts. Mais il y avait une gangrène de tout le tissu cellulaire pelvien et iliaque qui avait été décollé dans la tentative d’énucléation signalée plus haut, avec production dans toute cette région d’emphysème fétide très abondant.