‹ Des Tumeurs Solides Primitives Des Ligaments Larges Et Plus Particulièrement De Leur Histoire Et De Leur PathogénieChapitre 17 sur 59 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Fremy. Bullet. de la Soc. Anatom. de Paris. 1868. P. 534. Corps fibreux des ligaments larges.

Présentation d’une masse de eorps fibreux développés dans les ligaments larges et trouvés à l’autopsie d'une femme de 50 ans morte à Lariboisière. L’utérus comprimé par ces tumeurs se trouvait réduit environ à la moitié de son volume normal à cet âge. Ces tumeurs avaient commencé à manifester leur présence il y à une dizaine d’a-

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nées à peu près, ayant été prises plusieurs fois pour un cancer utérin, et donnélieu à certaines époques, par compression de l’intestin, à des signes d’obstruction intestinale. Cette malade présentait également unkyste hydatique mé-

sentérique en dégénérescence graisseuse.

OBSERVATION VII RÉésuMÉE. — (Traduction personnelle).

Sehetelig. Arch. f. Gynæk. 1870. Tome I. — Myome kystique télangiectasique caverneux du ligament large droit. Peritonite chronique. Mort.

: Femme de 47 ans, ayant eu 6 enfants vivants, veuve de-

puis 9 ans, qui fait remonter le début du développement de sa tumeur abdominale à deux ans auparavant; depuis plusieurs mois l’accroissement de cette dernière était devenu plus rapide et à ce moment un médecin consulté avait porté le diagnostic de kyste ovarique.

À son entrée, on constate que l’abdomen de cette femme dont l’aspect et l’état général sont bons, est occupé par un corps sphérique volumineux, très mobile, présentant par endroit des places irrégulières et dures notamment à gauche de l’ombilic, non douloureux à la pression et offrant une vague fluctuation. A la percussion, matité commençant à 8 cent. au-dessus de l’ombilic et s'étendant jusqu’à 14 cent. au-dessous de ce dernier pour se continuer plus bas par une zône de tympanisme large de 8 cent. longue de 20 cent. à droite, de 13 cent. à gauche. Au toucher la portion vaginale du col est hypertrophiée surtout la lèvre antérieure ; l’utérus mobile a sa situation normale ; la résistance du cul de sac vaginal antérieur est augmentée et par le palper hypogastrique combiné au toucher vaginal on a encore cette sensation de vague fluctuation déjà mentionnée plus haut.

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Le lendemain de son admission la malade ressent les symptômes d’une péritonite qui alla en augmentant les jours suivants et amène la mort de cette femme un mois plus tard. | }

A lautopsie on constate que le néoplasme senti à l'exa men était une grosse tumeur solide recouverte parle péritoine, à surface présentant quelques saillies de consis-. tance variable et dont la coupe même montrait au milieu d’un tissu plus élastique des cavernes plus ou moins grosses remplies les unes de sang, les autres d’un contenu visqueux et gélatineux. Le stroma même de la tumeur était composé detissu conjonctif avec de nombreuses fibres musculaires lisses. L’utérus était normalsauf cette hypertrophie légère de sa portion cervicale déjà mentionnée, et ne présentait aucune connexion avec la tumeur. L'ovaire gauche était normal, le droit était attaché au ligament de l'ovaire du même côté long de 21 cent. généralement élargi sur la face antéro-inférieure de la tumeur et de ce côté; done la trompeet le ligament large étaient partout en relation intime avec celle-là. L'indépendance complète du ligament de l'ovaire dans toute son étendue exclut toute hypothèse d’origine ovarienne de la tumeur qui provendil bien piutôt du ligament large. Il y avait en outredes adhérences reliant l'intestin à la tumeur et baignant dansune accumulation de pus, qui avait été la causede la péritonite mortelle ci-dessus mentionnée.

OBSERVATION VIIL.

Gayet. Lyon Médical 1874, t.15,p. 542. — Myome kystique du ligament large gauehe.

La nommée D..., âgée de52 ans, d'apparence extérieure bonne, nulliparé, veuve depuis 7 ans, entre au service le 9 octobre 1873 : elle fait remonter le début de sa maladie au commencement de son veuvage. Présente à son en-

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