INTRODUCTION
Les tumeurs solides primitives des ligaments larges sont extrêmement rares, et on en compte les exemples. M. le professeur Gross ayant eu la bonne fortune d’en observer un cas au commencement de cette année, cas qui a d’ailleurs fait l’objet d’une communication de sa part au dernier congrès de chirurgie, c’est avec empressement que nous avons accepté l’occasion qu’il nous offrait d’en faire l’objet de notre thèse inaugurale; d’autres raisons nous ont également engagé à entreprendre l'étude de ces tumeurs : outre que, depuis le mémoire de Sænger paru il y a quelque dix ans, aucun travail n’a plus été publié sur la question, outre que rien sur cette matière n’a encore été écrit en France, l’histoire de ces tumeurs mérite certainement plus que les quelques lignes qu’on leur accorde dans les traités et les ouvrages chi-
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rurgicaux ou gynécologiques même les plus complets, ne füt-ce qu’au point de vue de leur pathogénie encore obscure et de leur diagnostic toujours incertain.
Nous avons rassemblé dans cette thèse toutes les observations (y compris quelques-unes douteuses) connues jusqu’ici de tumeurs solides primitives des ligaments larges ; nous avons, de plus, mis en lumière un point nouveau de leur pathogénie qui, à notre connaissance, n’a encore été signalé jusqu'ici par aucun auteur et qui, cependant, doit jouer un rôle important dans la genèse de ces néoplasmes.
Notre but n'étant pas d’insister longuement sur leur symptomatologie générale, leur pronostic et leur traitement, qui en somme sont ceux de toutes les tumeurs utérines ou ovariques à évolution pelvienne ou abdominale, nous avons glissé rapidement sur ces dernières parties, nous bornant à signaler quelques points intéressants de leur diagnostic, et nous avons, pour terminer, annexé à notre étude un tableau d'ensemble de tous les cas que nous avons recuelllis.
Tel est exposé en quelques mots le plan que nous nous sommes imposé et la facon dont nous l’avons compris.
Avant de clore cette préface, qu’il nous soit permis ici d'adresser à M. le professeur Gross toute l'expression de notre sincère gratitude pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence
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de notre thèse, et pour sa sympathie-à notre égard durant les quelques mois que nous avons passés à son service. :
Que M. le professeur Herrgott agrée la marque de notre plus vive reconnaissance pour la bienveillante amitié qu’il n’a cessé de nous témoigner pendant notre internat à la Maternité.
Nous sommes heureux de remercier M. le professeur agrégé Rohmer pour l’amicale bonté qu’il a constamment eue à notre égard alors que nous étions son interne à la clinique ophtalmologique et don nous garderons toujours le meilleur souvenir.
Merci enfin à M. le professeur Weiss, ainsi qu’à M. le professeur agrégé Vautrin pour l'intérêt qu’il nous ont montré dans le cours de nos études médicales.