‹ Des Tumeurs Solides Primitives Des Ligaments Larges Et Plus Particulièrement De Leur Histoire Et De Leur PathogénieChapitre 43 sur 59 · OBSERVATION XLII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLII

Pozzt. Traité de gynécologie 1890. — Lipome du ligament large.

Cet auteur mentionne un exemple personnel de lipome du ligament large qui avait été pris pour un kyste ovarique à cause de sa fausse fluctuation. La tumeur était énorme et remplissait l’abdomen. La malade mourut subitement d’embolie après une ponction exploratrice.

OBSERVATION XLIIT

Playfair. Trans. of. the. obstetric. Society. London. Vol. X V, 1873. P. 217. Sarcome du ligament large droit.

A là séance du b novembre 1873, cet auteur présente un spécimen de sarcome malin, vraisemblablement originaire du ligament large droit, mais qui à l’autopsie remplissait toute la cavité abdominale. Le cas était intéressant parce que la malade avait été admise à l'hôpital au 7° mois d’une grossesse, et qu’on supposait qu’elle avait une tumeur ovarique. Au côté de l'utérus existait une tumeur lisse, paraissant fluctuante, et parfaitement mobile, ayant à peu près le volume d’un melon. C’étaient là à n’en pas douter les caractères d’une tumeur d’origine ovarienne, mais comme celle-ci n’apportait aucun obstacle à la filière pelvienne, on conseilla à la malade d’aller jusqu’à.

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terme, et elle quitta l'hôpital : elle accouche à terme après un travail absolument normal. Trois mois plus tard elle était admise de nouveau à la dernière extrémité ; la cavité abdominale était occupée par une masse dure, irrégulière, refoulant à la partie supérieure le foie lui-même. La tumeur primitivement constatée pendant lagrossesseétait cependant restée facilement accessible à l'examen; une zône de tympanisme la séparait de l’autre néoplasie, et elle ne paraissait certainement pas s’être étendue. L’utérus était absolument fixé dans le bassin et un véritable écoulement fétide suintait par l’orifice du col.

On porte donc le diagnostic de dégénérescence maligne du péritoine accompagnant la tumeur ovarique primitivement constatée. La malade succombe peu de temps après.

A l’autopsie on ne trouve qu’une masse unique paraissant avoir pris naissance dans la région du ligament large droit. La prétendue tumeur ovarique avait une structure identique à celle au reste du néoplasme, auquel elle était reliée par une partie étroite, profondément située, et inaccessible à la palpation. L’utérus et les ovaires étaient normaux. L’écoulement fétide venant de l’utérus s’expliquait ‘ par l'existence dans sa cavité d’un caillot à moitié organisé, appendu à sa paroi, etayant à peu près le volume d’une orange. Le tissu utérin lui-même n’avait pas participé à cette dégénérescence maligne.

Les points intéressants dans ces cas, ajoute l’auteur, sont les suivants : 1

1° La difficulté et l'obscurité du diagnostic pendant la gestation et où n’était pour rien l’état de la malade.

2° L’accroissement extrêmement rapide de la tumeur après la délivrance, fait qui semble montrer très probablement que, sila tumeur est restée silencieuse pendant la gestation, cela tenait à la présence de l'utérus gravide, puisqu'immédiatement après l’accouchement, elle s’est mise à s’accroître avec cette rapidité.

OBSERVATION IXLIV.

Péan. Cliniques. T. I. 186. P.681. Sarcome médullaire du ligament large droit.

Jeune fille de 28 ans, d’une bonne santé générale, ayant présenté de l’aménorrhée pendant 8 mois : en même temps développement du ventre, puis retour régulier des règles. Toucher vaginal impossible par suite de la présence de l’hymen. Diagnostic : Fibrome utérin. Opéralion. Pas d'ascite, tumeur à surface un peu bosselée d’un jaune grisâtre un peu sale, solide, sans aucun point ramolli, mais se coupant facilement sous les pinces, et se déchirant par les tractions. Elle à le volume d’une tête d’adulte. Une seule adhérence avec l’épiploon sous forme d'un long vaisseau veineux roulé en spirale et s’engageant dans l’épaisseur de la tumeur ; celle-ci provient du ligament large droit, à environ 4 centimètres de la corne utérine en un point très voisin de l'ovaire, de 6 à 7 centimètres au plus, par un pédicule assez court, gros comme le pouce. Ce pédicule est lié et traité comme un pédicule de kyste ovarique. Mort le 2e jour par péritonite. À l’autopsie trompes, ganglions iliaques et mésentériques cancéreux.

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