TRAITEMENT
Il est évident quele seul traitement des tumeurs solides du ligament large en est l’ablation, ablation faite par les moyens les mieux appropriés aux circonstances.
Si la tumeur est franchement pédiculée, le traitement en est celui des kystes ovariques ou des myomes utérins à évolution abdominale ou pelvienne qui présentent un pédicule ; il suffit de dégager la tumeur de ses adhérences avec les organes voisins, s’il en existe, de lier le pédicule, de le sectionner au-dessus de la ligature et de le traiter par la méthode intra-péritonéale.
Silatumeur estsessile ou incluse dans le ligament large, il faut en pratiquer le décortication tout
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comme pour les corps fibreux utérins et les kystes intraligamentaires et pelviens avec ou sans drainage après suture de la poche quand celle-ci est très considérable : si, au contraire, comme le fait remarquer M. le professeur agrégé Vautrin (Thése d'Agrég., 1886) la cavité d’énucléation d’un myome intraligamentaire est petite, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter, les fibres musculaires du ligament large suffisant en se contractant pour oblitérer complètement la solution de continuité.
S'il y a des adhérences avec les organes voisins, il est parfois impossible de faire l’ablation com-
-plète de la tumeur : dans ce cas il faut après avoir
fixé la poche à la paroi de l’abdomen faire un drainage abdominal, le drainage par la voie vaginale n'étant plus aujourd’hui conseillé que par quelques rares auteurs, en particulier Martin (73) et Kaltenbach (46).
Telles sont les régles générales qui doivent présider au traitement chirugical des tumeurs solides àaorigine ligamentaire, traitement qui, commeon le voit n'offre absolument rien despécial ; c’est pourquoi nous ne nous y sommes pas arrêtés longuement.