‹ Des tumeurs sous-unguéales douloureusesChapitre 23 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les tumeurs sous-unguéales douloureuses sont peu fréquentes (13 observations) et leur étiologie mal élucidée.

If. -— Ce sont rarement des névromes, un seul cas avec examen histologique et un cas douteux. Plus souvent, ce sont des épithéliomas (4 cas); mais on trouve aussi les variétés suivantes :

3 durillons;

1 papillome;

1 fibrome ;

1 tumeur à myéloplaxes ; 1 botryomycome (?)

III. — Cliniquement, elles déterminent des douleurs vives, spontanées et exagérées par la pression, quelquefois irradiées ; il n'y a jamais de lésions des parties voisines (pus, bourgeons charnus, corps étrangers).

IV. — Les douleurs trouvent leur explication dans le siège sous-unguéal de la tumeur qui est comprimée entre deux plans résistants : la phalangette et l’ongle. Les douleurs spontanées sont sous la dépendance d’une turgescence ou d’une érectilité des vais-

ME GONE seaux situés dans le derme sous-unguéal au voisinage de la tumeur.

V.— La spontanéité des douleurs, leur consistance plutôt molle et comme charnue, l'absence d'une large base d'implantation osseuse, distinguent ces tumeurs des exostoses sous-unguéales.

L'état des parties voisines (absence de pus, bourgeons fongueux) empèchera de les confondre avec la dermite aiguë sous-unguéale, l’ongle incarné, Îles onyxis et périonyxis divers.

VI. — Elles ont un développement lent, mais continu; elle arrivent rapidement à leur paroxysme douloureux.

Le pronostic doit être réservé, car la récidive est fréquente.

VII. — Le traitement consistera dans l'opération de l’ongle incarné avec ablation totale de la tumeur, suivie du grattage profond du derme sous-unguéal et de l'os, si la tumeur a des connexions avec celui-ci.

La désarticulation de la phalangette sera nécessaire s'il y a récidive.

Nr 2 Le Président de la thèse, PONCET:

AGE Le Doyen, PORC LEH

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