CONCLUSIONS
I. — Les tumeurs sous-unguéales douloureuses sont peu fréquentes (13 observations) et leur étiologie mal élucidée.
If. -— Ce sont rarement des névromes, un seul cas avec examen histologique et un cas douteux. Plus souvent, ce sont des épithéliomas (4 cas); mais on trouve aussi les variétés suivantes :
3 durillons;
1 papillome;
1 fibrome ;
1 tumeur à myéloplaxes ; 1 botryomycome (?)
III. — Cliniquement, elles déterminent des douleurs vives, spontanées et exagérées par la pression, quelquefois irradiées ; il n'y a jamais de lésions des parties voisines (pus, bourgeons charnus, corps étrangers).
IV. — Les douleurs trouvent leur explication dans le siège sous-unguéal de la tumeur qui est comprimée entre deux plans résistants : la phalangette et l’ongle. Les douleurs spontanées sont sous la dépendance d’une turgescence ou d’une érectilité des vais-
ME GONE seaux situés dans le derme sous-unguéal au voisinage de la tumeur.
V.— La spontanéité des douleurs, leur consistance plutôt molle et comme charnue, l'absence d'une large base d'implantation osseuse, distinguent ces tumeurs des exostoses sous-unguéales.
L'état des parties voisines (absence de pus, bourgeons fongueux) empèchera de les confondre avec la dermite aiguë sous-unguéale, l’ongle incarné, Îles onyxis et périonyxis divers.
VI. — Elles ont un développement lent, mais continu; elle arrivent rapidement à leur paroxysme douloureux.
Le pronostic doit être réservé, car la récidive est fréquente.
VII. — Le traitement consistera dans l'opération de l’ongle incarné avec ablation totale de la tumeur, suivie du grattage profond du derme sous-unguéal et de l'os, si la tumeur a des connexions avec celui-ci.
La désarticulation de la phalangette sera nécessaire s'il y a récidive.
Nr 2 Le Président de la thèse, PONCET:
AGE Le Doyen, PORC LEH