‹ Des turbines de leur construction, du calcul de leur puissance et de leur application a l'industrieChapitre 15 sur 16 · DE L'APPLICATION · texte numérisé non relu

DE L'APPLICATION

thèses que l’on peut former, pour présumer la recette de l’usine améliorée.

Quoi de plus naturel et de plus simple , en effet , que mesurer la recette que fournit un produit , d’après la quantité de ce produit, — toujours supposé de qualité identique ! — quoi de plus naturel et de plus simple qu’estimer la quantité du produit formé, par la somme de travail employée à le façonner !

Quoi de plus exact que rapporter la recette à cette somme de travail , la fin aux moyens ! Nous savons que l’on peut établir, contre l’hypothèse que nous établissons ici, une foule d’objections tirées de la modification du prix des produits, de la facilité de leur écoulement. Mais qui peut prévoir, d’une manière rigoureuse, l’influence de tous ces faits ? qui peut vouloir faire entrer, dans des calculs de dépense, des considérations de localité et d’opportunité? Nous l’avons déjà dit dans l’introduction de ce Mémoire, nous ne pouvons apprécier avec quelque exactitude que certaines parties du problème , et nous devons laisser les autres au jugement des hommes compétents qui sont à même de connaître les éléments spéciaux de la question.

Nous croyons donc être dans le vrai lorsque nous soutenons que la proportionnalité entre la recette à attendre d'une usine et l’effet utile produit par

DBS TURBIMES A L'iNDUSTRIE. toi

son moteur, est la supposition la plus naturelle, la plus simple et la plus exacte que l’on puisse faire dans cette question.

Nous parlions tout à l’heure de l’effet utile net, c’est-à-dire de l’effet utile mesuré sur l’outil luimême. Une comparaison entre de tels nombres entraînerait nécessairement des difficultés , cl nous rejetterait dans ces cas particuliers dont nous nous efforçons de sortir ; car il faudrait tenir compte , à partir de l’effet utile mesuré sur le moteur lui-même, des frottements variables suivant les appareils.

11 faudrait pouvoir comparer entre elles les quantités d’effet utile évaluées au moteur lui-même. Nous parlons ici du changement , du remplacement de la roue motrice. Dans le cas présent . l’erreur résultant du passage de l’un de ces éléments à l’autre serait-elle notable , et surtout dans quel sens exercerait-elle son action ?

Nous avons déjà fait remarquer que la concordance de vitesse entre la roue hydraulique et l’outil lui-mêine , pour les usines qui emploient des turbines , permet la simplification des organes intermédiaires, et quelquefois même leur suppression complète. L’erreur peut donc, à la vérité, être assez forte, assez appréciable; mais elle serait tout entière au désavantage des turbines, et en faveur des anciens systèmes de roue.

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