ASIE ES
une pression de haut en bas sur le liquide, pour se maintenir à la surface de l’eau. » Roblot.
Partant de ces considérations, a priori, nous étions désireux de poursuivre la vérification d’une hypothèse qui satisfaisait notre esprit, à cause des avantages multiples qu'offrirait l’extension dans tous les milieux de la pratique gratuite et réglementée de la natation, unissant une prophylaxie physiologique d’une terrible maladie à une prophylaxie hygiénique de la même maladie.
Car vraiment, dans une société, par ailleurs évoluée comme la nôtre, il est pénible de voir le peu de cas que l’on fait de la natation, même au seul point de vue éducation physique, même dans de nombreuses sociétés sportives. De multiples stades, peu de piscines!
Or, deux difficultés surgirent aussitôt devant nous, d’une part le nombre très restreint de sujets : non nageurs, nageurs débutants, nageurs entraînés; d’autre part, pour la comparaison indispensable entre sujets soumis et non soumis à l’exercice de la natation, nous dûmes convenir qu'il ne sufhrait pas de constater Pamélioration éventuelle locale de la ventilation apicale, mais qu’il serait indispensable de s’assurer du rendement de la respiration pulmonaire globale. Sans doute il y a des types respiratoires, mais deux individus de même type respiratoire ont-ils la même ventilation pulmonaire: au sens des conditions de
renouvellement de l’air alvéolaire ? (1).
(1) Nous appelons ventilation pulmonaire ce renouvellement, réservant à la quantité d’air mise en mouvement dans l’unité de temps l’appellation de « circulation d’air ».