VS TRES
Nous pensons que l’un des moyens les plus opérants pourrait bien être la natation, envisagée non pas au point de vue des multiples artifices modernes adaptés à la course de vitesse (crawl. trudsen), mais au point de vue de la simple brasse.
Dans celle-ci, en effet, le corps est presque horizontal, soutenu qu'il est librement par l’eau, et les muscles abdominaux ne peuvent plus se laisser distendre si facilement par la presse abdominale au moment des inspirations. Le jeu du diaphragme est par là-même limité, et la respiration, pour être normale, devrait être assurée par les parties supérieures des poumons, d’autant plus que la natation demande un effort respiratoire soutenu assez considérable.
Au moment de l'effort de propulsion, les jambes écartées se rapprochent vigoureusement, d’où contraction des muscles de la paroi abdominale, d’autant plus vigoureuse que les bras prenant appui sur l’eau accentuent encore cette contraction. La pratique de la natation tonifie donc la paroi abdominale et favorise encore, par la moindre course diaphragmatique, la respiration costale supérieure à l’inspiration.
La grande objection que l’on peut faire à la gymnastique d’agrès avec prise d’appui sur les bras, à savoir que le sternum de l’homme n’est pas un bréchet d'oiseau où s’insèrent des muscles de force, n’est pas valable pour la natation : la portion antérieure de la ceinture scapulo-sternale joue ici le rôle de souplesse qui lui est dévolu par sa structure anatomique. En effet, le poids spécifique du corps est un peu inférieur à celui de l’eau «il suffira donc
de très légers mouvements des membres, exerçant