REVUE HISTORIQUE
Pour nous conformer à la tradition, nous essayerons de faire un historique de la question. Mais pour nous servir de guide au milieu des travaux que nous allons citer, nous ne pourrons pas distinguer, à propos de l'ulcère tuberculeux de l'estomac, de ces périodes plus ou moins artificielles, pendant lesquelles une idée particuhère dirige les chercheurs. Ici règne une certaine confusion, qui risquera fort, ainsi que nous l'avons déjà dit, de nous conduire à une simple et fastidieuse énumération, |
Un trait commun unit tous ceux qui ont écrit sur ce point. Tous, en effet, proclament la rareté des ulcérations tuberculeuses de l'estomac.
Bon nombre des auteurs de traités d'anatomie pathologique ne mentionnent même pas les ulcérations tuberculeuses. D'autres attirent plus où moins brièvement l'attention sur ces lésions. Citons : en France, Andral, Cruveilhier (1842), Lancereaux (1871), Laboulbène, Cornil et Ranvier 1(884); à l'étranger, Bock (1849), Lebert (1852), Rokitansky (1861). Ce dernier donna les ulcérations stomacales comme secondaires à la tuberculose intestinale. Citons aussi Waldenburg, Fôrster, Ziegler, Orth, Klebs, Birch-Hirschfeld, etc.
Les grands phüsiologues français, au commencement du siècle dernier, Laënnec, Bayle sont muets sur la tuberculose de l'estomac. Louis (1825) mentionne des cas d’ulcérations particulières de la muqueuse stomacale chez des tuberculeux. Dans leur Traité de la phtisie pulmonaire, Hérard, Cornil et Hanot ne font que résumer les travaux antérieurs.
À peine envisagé par les phtisiologues, l’ulcère tuberculeux de l'estomac a été revendiqué par les auteurs qui ont plus particulièrement étudié le tube digestif. Spillmann (1878), dans sa thèse d’agrégation, se basant sur les faits publiés, pense qu'en raison de leur pour rie, on ne peut tenter sur ce point particulier qu'un tableau de pure fantaisie. DeboveetRémond,A.Mathieu, A. Robin, accordent à l’ulcère tuberculeux quelques lignes de leurs volumes.
Nous passons volontairement sous silence les traités classiques de pathologie interne que nous avons dépouil-