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avec lésions dégénératives des reins et du foie, on trouve, dans l'estomac, trente ulcérations à bords et à fond hémorragiques:
certaines touchent à la séreuse.
OBSERVATION CX Thorel (1898).
Homme, soixante et un ans, mort de péricardite tuberculeuse caséeuse étant venue s'ajouter à une tuberculose pulmonaire débutante.
Sur la paroi stomacale postérieure, au milieu de la petite courbure, on voyait une zone de la grosseur d’une pièce de 5 francs, très infiltrée, soulevée, hyperémiée, au centre de laquelle se trouvait un ulcère gros comme une fève, en forme d’entonnoir.
Le fond de cet ulcère était jaunâtre et, sur les bords, les plis de la muqueuse étaient épaissis. Dans les coupes faites en ce point, on a trouvé des foyers tuberculeux gris Jaunâtres et ronds, traversant, par places, toute la muqueuse. La sous-muqueuse et la muscularis contenaient des points caséeux. La séreuse était épaissie, mais ne présentait pas d'autre altération,
Dans un autre point de la muqueuse, on voyait plusieurs petits soulèvements de teinte gris rougetre et dont les coupes révélérent des épaississements de la muqueuse. Dans l’une de ces masses, existait un grand foyer caséeux en forme de trèfle, péné- (rant jusqu'au milieu de la sous-muqueuse, Un des ganglions lymphatiques de la paroi stomacale était augmenté de volume et sa surface rougeâtre parsemée de petits nodules isolés et jaunes.
Pas d'ulcères dans l'intestin.
Des coupes microscopiques de toute la paroi stomacale montrèrent dans le fond de l'ulcère des amas informes de tubercules en partie caséeux, qui avaient perforé la muscularis mucosæ. Les bords de l'ulcère étaient formés par un tissu riche en noyaux et en cellules, avec des amas épithéliaux irréguliers. Dans la muqueuse, des follicules Iymphatiques s'étaient développés en grande quantité.
Dans le centre de la muqueuse, au voisinage de l'ulcère, transformation partielle des cellules rondes en cellules épithélioïdes, fait considéré par Thorel comme le début de la formation de tubercules.
Par places, il s'était formé en ce même point de grandes agglomérations de tubercules, au-dessus desquels la muqueuse était très amincie. La muscularis mucosæ était épaissie, partout régulièrement, etinfiltrée de petites cellules. Dans la sous-muqueuse, nombreux tubercules caséeux particulièrement volumineux sous le fond de l’ulcère et traversant la muscularis en cet endroit, tandis qu'on ne voyait encore, dans la sous-séreuse, que des amas de leucocytes non caractérisés.
La séreuse était intacte.
On trouve des bacilles en petit nombre.
OBSERVATION CXI Thorel (1898).
Homme, trente-deux ans,
Aulopsie. — Tuberculose des poumons, de l'épiploon, des ganglions mésentériques et du canal digestif, de l'estomac au gros intestin. :
Sur la paroi postérieure de l'esfomac, au milieu de la petite courbure, se trouvait un ulcère à bords dentelés, hyperémiés et à fond granuleux gris rougeñâlre. De plus, on voyait sur Îa paroi postérieure de la région pylorique, quatre plus petitsulcères qui donnaient l'impression de follicules ulcérés.
Dans la paroi antérieure, un ulcère cratériforme, de la grosseur d'une fève, à bords crevassés, et quatre soulèvements de la muqueuse gros comme des fèves, perforés au centre. Au-dessous, dans la profondeur de la sous-muqueuse, foyers ramollis, caséeux, Surune coupe verticale passant à travers les ulcérations, se voyaient des tubercules peu marqués, pâles ou gris jaunes, occupant leur voisinage immédiat,
Au microscope, pas d'augmentation de volume des follicules,
BE — ni de formation ayant un caractère spécifique. Les ulcères ressemblaient absolument aux ulcères tuberculeux de l'intestin. Autour des ulcérations, proliférations glandulaires atypiques,
s'étendant dans la profondeur. techerche des bacilles positive,
OBSERVATION CXII Thorel (1898).
Homme, vingt ans, phlisique, avec luberculose de presque tous les organes. On trouve sous le cardia, sur la paroi postérieure, un ulcère gros comme une pièce de 5 pfennig, entouré par des bords en remparts,
Au microscope, dans la couche superficielle, une grande zone ayant subi la dégénérescence caséeuse, s'étendant jusqu'à la muscularis en se {transformant en un tissu de granulations.
Pas de bacilles dans les coupes.
OBSERVATION CXIHII Thorel | 1898).
Fille, vingt ans, présentant de la tuberculose des poumons, de l'intestin, des glandes mésentériques et du péritoine.
Sur la paroi postérieure de l'es{omac, au voisinage de la petite courbure, existent deux ulcéralions grosses comme des fèves, avec bords épaissis, hyperémiés el minés en dessous.
Sur le fond d'un des ulcères, on voit de petits tubercules.
Sur la paroi antérieure, dans la région pylorique, on rencontre un ulcère analogue de même nature.
Histologiquement, tubercules typiques.
Recherche des bacilles négative.
OBSERVATION CXIV Thorel (1898).
Iomme, quarante-deux ans, mort de tuberculose des poumons., du foie, de la rate, des reins et de l'intestin.
Sur la paroi postérieure de les{omac, au milieu de la petite courbure, on remarque un ulcère long et ovale, avec des bords soulevés, laillés en remparts et un fond irrégulier, bosselé, sur lequel se trouvent des tubercules isolés.
En outre, on voit dans la paroi postérieure, dans la région pylorique, une infiltration de la muqueuse se traduisant par une proéminence de la grosseur d’une fève.
Dans ce cas, on a trouvé des bacilles.
OBSERVATION CXV Blumer (1898).
Tuberculosis of the stomach, with à report of a case multiple tuberculous ulcers of (he organ.
Femme, cinquante ans, ayant succombé à des symptômes rappelant la fièvre {yphoïde, sans avoir jamais présenté de signes (4 LL Le de lésions stomacales.
Aulopsie. — Dans l'estomac existe, près de la grande cour- ; D bure, trois ou quatre petites ulcéralions circulaires. Au microscope, on y constalait la présence de tubercules avec cellules épithélioïdes, et en un point, une cellule géante. I y
avait aussi quelques bacilles de Koch.
OBSERVATION CXVI Iappel et Blumer (1898).
À case of pulmonary luberculosis assoctaled with round ulcer of the slomach.
Dans cette observation, dont nous n'avons pu lire qu'une analyse, les auteurs rapportent qu'à l'aulopsie d'un tuberculeux mort de sa phüsie pulmonaire, ils ont trouvé un ulcère de l'estomac. Au fond de cette ulcération, on constatait la présence
de nombreux bacilles de Koch. Pour eux, la constatation des
bacilles dans la lésion serait due à une cause fortuite (déglutition des crachats bacillifères); ces micro-organismes n'auraient rien à voir avec le processus ulcéreux en lui-même.
OBSERVATION CXVII Roger (1898).
Tuberculose pulmonaire. Perforalion slomacale due à l'ouverlure d'un ganglion ramolli dans la cavilé du viscère.
Homme, trente-cinq ans, phtisique, entré mourant à l'hôpital, avec du ballonnement du ventre et de la douleur faisant soupçonner une péritonite tuberculeuse ajoutée aux lésions pulmonaires.
Autopsie. — Tuberculose pulmonaire double. Tuberculose intestinale el des ganglions mésentériques.
Les ganglions de la petite courburede l'estomac, eux-mêmes, sont gros, L'un d'eux est abcédé et transformé en une coque flasque, fluctuante, à demi vidée. Il adhère intimement à la paroi stomacale. A l'ouverture de l'estomac, on constate qu'il y a du pus dans la cavité de l'organe et un pertuis conduit dans la coque ganglionnaire, signalée antérieurement. Du pus sourd
dans l'estomac, à la pression du ganglion.
OBSERVATION CXVIII à CXXII SUIL (1899).
L'auteur rapporle cinq cas d'ulcérations tuberculeuses de l'estomac de petit volume chez des enfants. Dans trois cas, des résultats positifs ont été donnés par la bactériologie et l'histologie, les deux autres n'ont pas été examinés. Enfin une fois, l’ulcère de l'estomac avait perforé la paroi; des adhérences péritonéales empèchèrent la péritonite.
Ces ulcérations ont été observées chez les malades suivants :
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Premier cas. — Enfant de trois ans et demi, ayant eu des vomissements el de l’ascile dus à une péritonite tuberculeuse.
Deuxième cas. — Enfant, dix mois, atteint de tuberculose miliaire généralisée el de méningite.
Troisième cas. — Enfant atteint de péritonite tuberculeuse,
Quatrième et cinquième cas. — Garçons de neuf ans et de
deux ans, morts de péritonite bacillaire.
OBSERVATION GXXIII Heine (1899).
Homme, quarante ans, ayant présenté depuis longtemps des symptômes de tuberculose pulmonaire, et fait, pour cette raison, plusieurs séjours à l'hôpital.
En même {emps que l’aggravation de son état pulmonaire, on a noté à un dernier séjour, l'augmentation du volume de l'abdomen, de la circulation complémentaire, du flot. Ventre douloureux à la palpation, matité dans toute la portion sous-ombilicale. La ponction du liquide ascitique à montré son aspect hémorragique, la rareté des leucocytes, l'absence des bacilles tuberculeux.
Aulopsie. — Périlonite tuberculeuse, adhérences doubles pleurales anciennes, tuberculose ancienne des deux sommets. Rate volumineuse, sans tubercules apparents; foie gras.
Eslomac. — L'organe, assez fortement rétracté, est couvert d'une quantité considérable d'ulcérations, lés plus petites du volume d’une têle d'épingle, les plus grosses de celui de deux lentilles. Le fond de ces ulcères est en partie caséeux. Beaucoup ont une ouverture centrale, entourée d'un anneau jaunâtre caséeux constitué par la muqueuse. Les plus grosses ulcérations ont souvent une base noirâtre ou vert noirâtre, coloration qui semble due au sang dilatant les veines de la muqueuse. En outre, dans celle-ci, nombreuses ecchymoses rouge clair.
L'auteur conclut, de l'aspect macroscopique des lésions, à là tuberculose de l'estomac, bien que, macroscopiquement, 1] n'ait
pu trouver des tubercules miliaires dans les ulcérations.
[l pratiqua donc l'examen microscopique de sept ulcérations prélevées en divers points.
Suivent cés examens résumés :
1° Deux ulcérations dont une seule atteint la muscularis mucos, Pas de réaction inflammatoire au niveau de leur fond; pas d'infiltration cellulaire. Aucune ne présente de tubercules ou de formalions tuberculeuses. A noter que les amas lymphoïdes assez nombreux ne sont pas plus marqués que normalement ;
2° Une première ulcéralion, étroite, s'étend en enlonnoir jusqu'à la muscularis mucosæ. Sa base est infiltrée, du moins sur les bords de la coupe, par de petites cellules se colorant mal. Au voisinage, pas de réaction, pas de tubercules visibles. Une seconde ulcération tout à fait superlicielle, en pleine muqueuse, présente aussi sur son fond de petites cellules ovales el quelques cellules plus grosses, épithélioïdes, Pas de tubercules dans le voisinage ;
3% Ulcéralion relativement large arrivant à la sous-muqueuse, landis que la muscularis cesse au niveau de ses bords. Son fond repose sur un tissu lâche, infiltré de quelques cellules ovales ou fusiformes. Traces de pigment, pas de lubercules. Tissu lymphatique sain ;
4° Deux ulcérations sans caractère spécial.
5° Ulcération assez large, atteignant la muscularis et présentant de nombreux noyaux de coloration sombre au niveau de sa base. Pas de tubercules,
6° Ulcéralion atteignant la muscularis mucosæ, sous forme d'une fente arquée. Sur ses bords, infiltration d'assez nombreuses cellules rondes se colorant mai. Pas de traces de tubercules.
7° Trois ulcérations, dont deux n'atteignent pas la musculartis mucosæ que la troisième détruit en partie. Pas de réaction périphérique. Pas de tubercules.
On remarque aussi, dans la sous-muqueuse, plusieurs grosses artères incomplètement thrombosées.
Sur toutes ces coupes, pas de bacilles {uberculeux, Seulement quelques rares spécimens dans les cellules péritonéales,.
Se basant sur l'absence de bacilles et de tubercules typiques, l’auteur, contrairement à son affirmation après l'examen macroscopique, conclut à des ulcérations non tuberculeuses de l’estomac. Elles seraient dues pour lui à des troubles circulatoires.
OBSERVATIONS CXXIV et CXXV Pétruschky (1899).
L'auteur rapporte dans un mémoire sur le diagnostic et le traitement de l’ulcère tuberculeux primitif de l'estomac par la tuberculine, deux cas d’affections gastriques à tableau symptomatique rappelant l'ulcus simplex.
Ces deux cas sontobservés chez une femme de vingt-trois ans et un homme de trente-cinq ans.
Pétruschky n'en a pas eu la vérification anatomique.
OBSERVATION CXXVI Cone (1900).
Homme, vingt-huit ans, ayant depuis longtemps des bronchites avec toux et expectoration, entré à l'hôpital pour dela diarrhée, de la fièvre et de l’anémie.
L'examen révèle chez lui des symptômes de bronchite étendue, de pleurésie et de péritonite; pas de cavernes, mais stries sanglantes et bacilles tuberculeux dans les crachats. En outre, douleur épigastrique violente à jeun ou après l'alimentation, vomissements alimentaires ou muqueux, pas d'hématémèse, ictère accusé. Mort de cachexie extrême.
Aulopsie. — Tuberculose miliaire, aiguë, généralisée, avec péritonite séro-fibrineuse et pleurésie. Masse tuberculeuse ancienne, chronique, péritonéale. Tuberculose des ganglions lÿmphatiques. Petits nodules caséeux nombreux dans les poumons. Tubercules intra-hépatiques. Rate hypertrophiée, présentant des infarctus. Tubercules dans la paroi du canal thoracique et dans
le myocarde.
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Estomac. — Le long de la grande courbure se voient de nombreuses masses nodulaires, arrondies, surélevées. Vers le pylore, quelques-unes de ces masses sont ulcérées, de telle sorte, qu'elles pourraient recevoir la pointe d'une épingle.
A l'examen microscopique, muqueuse et glandes très altérées. Le tissu interglandulaire est infiltré de cellules lymphoïdes. On rencontre également des amas lymphatiques très considérables, situés comme d'ordinaire au -dessus de la muscularis,
A côté de ces lésions, se trouvent des tubercules classiques avec leurs trois couches de cellules. Ils sont placés à l'union de la muqueuse et de la sous-muqueuse.
Bacilles nombreux rencontrés non à la surface, mais au fond des abrasions, au milieu des couches de cellules embryonnaires.
Tubercules intestinaux multiples avec bacilles sur les coupes. Tubercules œsophagiens présentant les mêmes caractères.
Ce mémoire est accompagné d'une splendide photographie microscopique d'une de ces ulcérations.
OBSERVATION CXXVII Reed (1900).
L'auteur rapporte un cas d’ulcérations tuberculeuses de l’estomac et de l'intestin que nous n'avons pu nous procurer.