‹ Des ulcérations tuberculeuses de l'estomac: étude clinique, expérimentale et anatomo-pathologiqueChapitre 78 sur 95 · II. Brèves remarques anatomo-pathologiques · texte numérisé non relu

II. Brèves remarques anatomo-pathologiques

— Mode d'extension du tubercule gastrique ; résistance des plans musculaires et de la muqueuse.

— Aspects des amas lymphatiques de la muqueuse dans l'infection tuberculeuse.

— Fréquence des cellules géantes. Autres altérations de la muqueuse,

— Conséquences.

Expérimentalement, nous avons donc réussià produire dans l'estomac de l'animal les mêmes types d’ulcérations tuberculeuses que chez l’homme.

Mais, après l'exposé détaillé de nos recherches expérimentales, 1l est indispensable de jeter un coup d'œil sur les résultats obtenus, car nous trouverons probablement, dans celte opération, les éléments qui nous aideront à résoudre le problème pathogénique que nous nous sommes posé.

SD

Deux fois sur (rente expériences, nous avons produit des ulcéralions luberculeuses typiques, une fois dans la région prépylorique de l'estomac, une fois dans la partie tout à fait imitiale du duodénum, immédiatement à côté de la valvule pylorique. Ces deux lésions typiques ont été trouvées chez le chien.

Dans le premier cas, l'infection bacillaire par la voie

sanguine pure a élé seule utilisée ; dans le second, elle est venue se joindre à une inoculation tuberculeuse locale intra-pariétale.

+ À côté de ces deux ulcères typiques, avec lésions histologiques tuberculeuses visibles sur les paroïismémes de la perte de substance, d’autres ulcérations de la muqueuse gastrique ont élé souvent constatées.

Nous allons examiner rapidement les résultats de nos (rois calégories d'expériences ci-dessus détaillées.

Mais, tout d’abord, il était uüle de mettre en vedette ces deux succès expérimentaux se rattachant de façon plus immédiate à la partie du sujet traitée spécialement dans ce travail.

I. Infection directe par ingestions de bacilles de la muqueuse gastrique modifiée. (Expériences [ à VIT). Les chiens, soumis à ce mode d'infection, n'onf pas présenté de lésions stomacales tuberculeuses, alors que quatre fois le tube intestinal a offert des lésions, dues aux bacilles ingérés.

Celte fréquence de la tuberculisation de l'intestin

n’a rien qui doive surprendre ; elle corrobore les expériences innombrables pratiquées sur l'infection tuberculeuse par ingestion. Souvent ainsi, la tuberculisation de l'organisme tout entier a été facilement réalisée et a même évolué rapidement, en l'absence de lésions de l'ampoule gastrique.

Chez aucun de nos animaux, nous n’avons trouvé de lésions de tuberculose de l'estomac, alors même que les sécrétions gastriques avaient été altérées artificiellement (hyperacidification du milieu, neutralisation par les alcalins), et que l'intégrité de l’épithélium et la vitalité de la paroi avaient été modifiées par des traumatismes répétés de la muqueuse, par la ligature des vaisseaux nourriciers, par la section des deux pneumogastriques, ou enfin par des escarrifications dues à l’action de l’émétique.

Dans l'expérience IT, nous avons trouvé dans l’estomac des lésions extrêmement curieuses, tant au point de vue macroscopique ou histologique, qu'au point de vue de leur interprétation. Les réflexions, consignées à la suite de l’examen des coupes des ulcérations gastriques nous ont été inspirées par le cas dece chien soumis pendant longtemps à des ingestions d’un liquide extrémement alcalin (bicarbonate de soude pur à saturation). Nous penchons vers une interprétation d’après laquelle la lésion, dont la forme semi-lunaire et le début par l’épithélium de surface nous semblent très importants, résullerait de l'action locale exercée sur la muqueuse par un agent nocif.

Nous nous la figurons analogue à la lésion qui pourrait résulter de l’action d’une goutte d’un liquide

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