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caustique, tombant à la surface d’un tissu animal et frappant de mort, par imbibition, les éléments cellulaires. Dans le cas actuel, quel pourrait être cet agent destructeur ; faut-il incriminer les alcalins administrés à dose quasi-désordonnée ou une autre cause ? Ce sont là des questions dont nous chercherons ultérieurement la réponse. Rappelons l'absence de bacilles dans ces lésions.
IT. Znfection de la muqueuse par la voie sanguine pure (Expériences VIII à XI.) — Dans cette catégorie d'expériences, fous les animauxont présenté des ulcéralions de l'estomac, et cela bien que les espèces utilisées (veau, lapin, chien) soient inégalement accessibles à la tuberculose.
Les bacilles introduits, soit dans la circulation veineuse périphérique, soit dans l’aorte thoracique, soit dans les artères de l'estomac, ont toujours édifié des lésions muiliaires polyviscérales, témoignages anatomiques indiscutables dela généralisation de l'infection.
Au point de vue particulier des ulcérations tuberculeuses, l'expérience IX est capitale, On a vu plus haut les figures 2,3et 4 reproduisant l'aspect des ulcères tuberculeux du duodénum produits chez le chien par l'infection sanguine tuberculeuse. Ces figures sont démonstratives au premier chef. Nous sommes persuadé qu'il ne viendra à personne l'idée de récuser la valeur de ces superbes ulcérations duodénales et de les réduire à l'importance des banales ulcérations tuberculeuses. Agir autrement serait une grosse erreur, car, outre que le duodénum est très exceptionnellement le
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siège d’ulcérations tuberculeuses courantes ; la région immédialement juxta-pylorique du conduit, où ces ulcères étaient:visibles, les identifie pleinement aux ulcérations gastriques. La partie initiale du duodénum peut être hardiment qualifiée de gastrique et cela, non pas pour les besoins de notre démonstration, mais en vertu de raisons anatomiques, physiologiques et cliniques multiples.
Faut-il rappeler, entre autres, que l'irrigation artérielle de la paroi duodénale et du cul-de-sac pylorique est assurée par les branches issues de la même artère pylorique, que le ganglion lympathique pylorique reçoit les vaisseaux issus de ces deux territoires ? Fonctionnellement, avant l’ampoule de Vater et l’embouchure du cholédoque, le duodénum est gastrique, par le chyme acide que lui ivre l'estomac. Cliniquement, la même symplomatologie confond, sauf des différences bien délicates et souvent défaillantes, l'ulcère peptique de la région pylorique et l’ulcère de la région susvatérienne, etc.
Nous avons donc, sur ces quatre cas, réalisé une fois des ulcères tuberculeux typiques. L'examen histologique a mis en évidence une endartérile intense, ainsi que la présence de tubercules épithélioïdes danslescouches musculaires de l'estomac ou de l'intestin, où fourmillaient les bacilles. Nous ne pouvons reprendre ces points en détail, mais nous devons signaler leur imporlance.
Dans loutes les autres expériences, les ulcérations de l'estomac ne portent pas la signature histologique, mais leur nature tuberculeuse est certaine.
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L'expérience X montre, en effet, dans l'épaisseur de la paroi gastrique d'un lapin, une nappe de cellules rondes, parfois épithélioïdes, situées dans la sousmuqueuse et entourées d’artérioles offrant déjà, à un certain degré, la prolifération de leur endartère,
Au-dessus de cette nappe, existe une ulcération de la muqueuse dont les bords ne présentent aucune lésion tuberculeuse. Néanmoins, le rapport de cause à effet est évident.
La cailletie d’un veau, mort de tuberculose miliaire généralisée, présente Expérience VITT)desfoyersdegastrie et une masse tuberculeuseintra pariétale pylorique.
L'expérience IX est intéressante par le fait que l'inoculalion virulente, poussée sans force dans les branches efférentes de l'artère de la grande courbure, n'a pu infecter que le tissu sous-séreux el la couche musculaire, mettant ainsi en évidence la dualité des branches vasculaires, musculaires et muqueuses, si bien indiquée par M. le professeur J. Renaut. Cette inoculation a pourtant causé l’hyperplasie des points lymphatiques de la muqueuse, déjà envahis par la tuberculose.
Telles sont, grossièrement esquissées, les considérations principales qui se dégagent de ces expériences d'infection par la voie sanguine. La constance des lésions stomacales montre toute l'importance de ce genre d'infection.
I. Infection de la muqueuse gastrique par injections intrapariétales (Exp. XII à XXX).— Une fois, on a trouvé une ulcéralion luberculeuse {ypique de l'estomac, chez un chien.