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La formation du carbamate d’éthyle, au moyen de l’éther carbonique et de l’ammoniaque, est facile à expliquer.
Un atome d'hydrogène de l’ammoniaque se porte sur le radical C?H°0 de l’étlter carbonique pour donner naissance à de l’alcool éthylique et le radical NH? se combine avec CO—O— CH pour former l’uréthane, ainsi que cela est indiqué par la formule suivante :
#00? c SIND CU ae re NE — C 2HOH “| Co SU) C?2H° Carbonate d’éthyle. Uréthane.
Wurtz, en 1851, indiqua un nouveau procédé pour la préparation de l’uréthane.
Ce procédé ést basé sur l’action du chlorure de cyanogène sur l’alcool éthylique. Le chlorure de cyanogène se dissout en toutes proportions dans l’alcool sans réagir immédiatement sur ce liquide; mais si l’on abandonne la dissolu-. tion à elle-même pendant quelques jours, on voit bientôt S'y déposer des cristaux de sel ammoniac, dont la quantité augmente progressivement; quelquefois pourtant il arrive que la réaction se déclare subitement et devient tellement violente, qu’elle brise le vase renfermant le mélange. La combinaison du chlorure de cyanogène et de l’alcool est favorisée par la présence d’une petite quantité d’eau.
Voici le mode opératoire que l’on peut suivre pour obtenir le carbamate d’éthyle, par le procédé de Wurtz: on chauffe, pendant quelques heures au bain-marie et dans un
vase scellé à la lampe, de l'alcool éthylique aqueux, saturé de chlorure de cyanogène. Au bout de ce temps, la réaction est terminée; on ouvre alors le vase, et le liquide qu’il contient se en Solution trois produits : 1° une petite quan-
tité d’éther chlorhydrique, provenant de l’action secondaire de l’alcool sur l’acide chlorhydrique formé d’abord ; 2° de l’uréthane et 3° de l’éther carbonique:
CHFOH DOC OeE
) + CAzCI + HO — COT ;,1p + HCL
On filtre pour séparer le sel ammoniac et on soumet le liquide restant à la distillation, en ayant soin de recueillir à part ce qui passe entre 90° et 180°.
Quand la température atteint 180°, on voit se condénser dans le col de la corne et dans le récipient, une substance solide, parfaitement blanche: c’est l’uréthane. à
Pour savoir si le carbamate d’éthyle ainsi obtenu est pur, on fait l’essai avec les sels d'argent; ceux-ci ne” doivent pas être troublés par une dissolution aqueuse d’uréthane pur.
Tels sont les trois procédés qui seuls pendant longtemps ont permis aux chimistes de préparer le carbamate d’éthyle.
Ces trois procédés peuvent servir à préparer non seulement le carbamate d’éthyle, mais encore tous les éthers de l’acide carbamique; pour cela il n’y à qu’à remplacer l’alcool éthylique par les alcools méthylique, amylique, etc., suivant que l’on veut obtenir le carbamate de méthyle, le carbamate d’amyle, etc.
Wôhler et Fittig. dans leur Traité de chimie organique, citent deux nouvelles méthodes pour l'obtention de l’uréthane, méthodes beaucoup plus simples et beaucoup plus pratiques que les procédés que nous venons de décrire.
La première de ces méthodes consiste à faire bouillir pendant longtemps dans un tube scellé à la lampe de l’urée avec de l’alcool.
La réaction qui ne se produit qu’à la longue (plusieurs
— 20 —: jours) étant terminée, on casse le tube et on se trouve en présence d’uréthane et d’ammoniaque ainsi que le Linie la formule suivante :
Urée, Uréthane.
On voit que l’hydrogène de l’oxhydrile de l'alcool se porte sur N° de l’urée pour former de l’ammoniaque, et le radical C?H°O, prend la place de NH? pour donner naissance à de l’uréthane.
Le produit ainsi obtenu doit être soumis à la distillation afin d’être purifié.
Par la seconde de ces méthodes, on obtient plus facilement et plus rapidement l’uréthane que par le procédé que nous venons de décrire. Elle est basée sur l’action du nitrate d’urée sur l'alcool.
Pour opérer, on place dans un tube scellé un mélange de nitrate d’urée et d'alcool éthylique aussi privé d’eau que possible, et l’on porte le tube pendant quelques heures à la température de 120°-130°. La réaction étant terminée, on brise letube et on traite le contenu par l’eau, on obtient ainsi une solution que l’on épuise par l’éther. Celui-ci dissout l’uréthane et par évaporation le laisse déposer en magnifiques cristaux:
NOH — CHEN20 + CHOH — co NE œm + NONE:.
Nitrate d’urée, Uréthane,
Wilm et Wischin, indiquent un nouveau procédé pour la préparation de l’uréthane.
Ce procédé se rapproche beaucoup de celui qui a été donné par Dumas. Au lieu de faire agir lammoniaque sur