‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 18 sur 83 · I. — Archaïsmes et formes populaires · texte numérisé non relu

I. — Archaïsmes et formes populaires

Horace possédait trop bien toutes les ressources et tous les secrets de son art, pour méconnaître ce que Ton pouvait emprunter à la langue des temps passés. Il recommande au poète de puiser aux sources antiques :

Proferet in lucem speciosa vocabula rerum Quse priscis memorata Catonibus atque Cethegis Nunc situs informis premit et déserta vetustas ^

Cependant il emploie peu lui-même ce moyen d'enrichir et de relever son vocabulaire. Ses œuvres présentent peu d'expressions ou de formes vieillies, et, si on les examine avec attention, il est facile de se convaincre qu'il y répugne de plus en plus à mesure qu'il avance dans la carrière. Les Satires en renferment à elles seules autant que toutes ses autres compositions ; et ce fait ne tient pas seulement à la différence des genres, mais incontestablement aussi à la différence des temps. Les

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