‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 22 sur 83 · Pauca videmus · texte numérisé non relu

Pauca videmus

Esse opus omnino, quœ demant cumque dolorem.

(Lucr., n, 21.)

Gontemplator enim, cum soUslumina cumque.

(Lucr., II, 114.)

Quare proporro sibi cumque senescere credas.

(Lucr., V, 312.)

Tous les bons manuscrits, ainsi que les scholiastes, contirment ce vers si discuté.

ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 45

ment il est absent des recueils postérieurs, mais la tmëse elle-même, qui sépare cumque du pronom relatif, ne se trouve également que dans le premier livre, où elle est assez fréquente :

Quam rem cumque iei*os navibus aut equis.

Quo nos cumque feret melior fortuna parente.

Quem fors dierum cumque dabit lucro.

Quem criminosis cumque voles modum.

Quse te cumque domat Venus.

Les Epîtres présentent seulement un cas où quocum" que est coupé en deux par un monosyllabe :

Quo me cumque rapit tempestas ^

(Epi I, 1, 15.)

Ainsi c'est presque uniquement dans les premières œuvres que Ton trouve quelques termes archaïques. Dans les autres il faut citer duellum (0. III, 5, 38; 14, 18; IV, IS, 8; Epi. I, 2, 7; II, 1, 254, et 2, 98); les exemples en sont si nombreux qu'ils indiquent une prédilection particulière. Il semble que le poète ait tenu à conserver et à rajeunir une vieille forme, si bien accommodée au vers alexandrin.

N'a-t-il pas fait une tentative semblable pour civicuSy employé deux fois, non avec la signification spéciale qu'il a dans la locution « civica corona » , mais comme synonyme de « civilis » ou de « civium »? 0. II, 1, 1 :

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