‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 32 sur 83 · Plaute emploie e participée incogitans · texte numérisé non relu

Plaute emploie e participée incogitans

Art Poétique : « adsuitur, prodigialiter, potenter, cinctuti^ impariter^ invideor, delitigat, gelide^ promissorj provisor, dilator^ incredulus, intercinal, iambeus^ homereusj numerabilis, risores, juvenentur, inmodulata^ socialiter, abstes, sinistre ».

Cette liste contient environ cent trente mots ^, nombre assez considérable si on le compare au nombre total des vers d'Horace, qui est inférieur à huit mille ; la proportion est d'un mot par soixante vers. Elle paraît être plus grande encore chez Virgile, où Ton a compté un mot nouveau par quarante vers ^ environ.

Si Ton examine comment ces mots sont répartis dans les différents ouvrages, on remarquera que le nombre en est à peu près égal dans chacun des livres, sauf dans les EpUres. Celles-ci en ont un non^bre beaucoup plus considérable, et particulièrement VArt poétique, qui en renferme plus de vingt, c'est-à-dire un par vingt-deux ou vingt-trois vers. Horace aurait-il à dessein multiplié les exemples dans le traité où il a enseigné les moyens d'enrichir la langug maternelle ?

Le I" livre des Satires n'a guère de ces créations ; il y en a presque trois fois autant dans les Epodes. Il est tout naturel que le poète se soit montré plus réservé dans sa première publication, où il s'est placé sous les auspices et comme à la suite d'un vieux poète latin, et qu'il ait eu plus de hardiesse dans un genre dont l'introduction à Rome était elle-même une nouveauté. On comprend aussi fort bien qu'il a dû se permettre une plus grande liberté à la fin de sa carrière, lorsqu'il a été en

1. On en a compte cent soixante-dix dans une des brochures citées (Laddewig).

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