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par elles, et la chute des Titans, en qui se personnifie la force vaincue par l'intelligence .
Dans le quatrième livre, nous retrouvons quelques essais moins heureux de compositions pindariques. L'art ne remplace pas l'inspiration, et Horace s'est laissé imposer de chanter les exploits des deux beaux-fils de l'empereur. Deux pièces d'une étendue considérable leur sont consacrées. Dans la première, entreprise à l'éloge du jeune Drusus Néron, il supplée à l'insuffisance du sujet, en célébrant, non sans emphase, la victoire du Métaure remportée par un ancêtre de son héros ; dans la seconde, il enveloppe les louanges qu'il adresse aux deux frères, victorieux des Breuni, des Genauni et des Rœti, dans un panégyrique d'Auguste lui-même, et dans l'énumération des hommages que rendent à l'empereur tous les peuples de l'univers. Cette poésie d'historiographe ne lui réussit guère : nous restons indifférents à ces comparaisons qui font de Drusus un aigle, un lion, un coursier de bonne race; de Tiberius, un torrent débordé ; et l'on ne peut que sourire en lisant que le retour d'Auguste rend le soleil plus riant, la terre plus fertile, les mers plus paisibles, et les femmes plus vertueuses ^ ! Si nous exceptons l'éloge magistral de Pindare, et quelques autres morceaux, la décadence est sensible partout dans ce dernier livre des Odes. Parmi les petites pièces, intercalées dans ce recueil, mais qui ne dissimulent nullement le caractère spécial de cet ouvrage de commande, plusieurs sont des lieux communs, vingt fois traités, et mieux traités, dans les premiers livres. Nous nous intéressons médiocrement