Cat. XI, 6, 7 et
Seu Sacas sagittiferosque Parthos Sive qua septemgeminus colorât.
Gallicum Rhenum, horribile eequor ultimosque Britannos.
ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 151
sième pied, et le plus souvent après la cinquième syllabe. Nous verrons que sa régie a varié sensiblement d'an recueil à l'autre.
Hoi*acè a fixé de même la nature de certains pieds, là où ses prédécesseurs prenaient plus de liberté. Ainsi, dans le glycon, les Grecs ont changé quelquefois le trochée du troisième pied en tribraque ^ Chez Catulle, on trouve, dans un phérécrate, le dactyle du deuxième pied changé en spondée : « Nutriunt umore ^ »; Sénèque, dans deux glycons, a imité cette singulière licence ^, dont il n'y a pas d'exemple chez les Grecs, ni chez Horace. Les pieds de Tasclépiade étaient déjà déterminés rigoureusement chez les Grecs, et le poète latin n'eut rien à y modifier. Il n'en est pas de môme pour les deux hendécasyllabes, le saphique et l'alcaïque. La quatrième syllabe du premier et la cinquième du second étaient indifféremment longues ou brèves pour les Eoliens et pour Catulle. Horace s'est montré à cet égard d'une sévérité absolue. Dans les vers saphiques, le deuxième pied est toujours un spondée. Les alcaïques ne présentent non plus aucune exception. Dans le vers « Non sumptuosa blandior hostia » (III, 23, 18), sumptuosa est à l'ablatif. Au vers III, S, 17, € Si non periret inmiserabilis », et peut être considéré comme long par une quantité archaïque, à moins que l'on n'adopte la version périrent, que ne donnent pas toutefois les manuscrits. Au vers III, 6, 9,
1. Christ, Metr,', Cf. Pindare, Pyth. VIII, 2; Eurip., Phen, 227,