‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 17 sur 87 · Diditur hic subito Trojana per agmina rumor · texte numérisé non relu

Diditur hic subito Trojana per agmina rumor

(Virg., A., 7, 144.

ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 43

BearBy plus fréquent, se rencontre dans le IP et le IV° livre des Odes, et deux fois dans les Epîtres :

Seu te in remoto gramine per dies Festos reclinatum bearis.

(G. Il, 3, 6.) Cselo Musa beat.

Munere te parvo beet aut incoramodus angat.

(Epi.. I, 18, 75.)

Fundet opes Latiumque beabit divite lingua.

(Epi. II, 2, 121.)

Mtemare, employé par Varron d'après Nonius ^ se trouve au IV® livre :

Per titulos memoresque fastus ^temet.

Nous voyons dans le môme livre un mot analogue, inimicare^ (0. IV, IS, 20 : « Et miseras inimicat urbes ») qui nous paraît, à cause de sa formation, plutôt un archaïsme qu'une invention du poète, bien que nous ne le rencontrions dans aucun texte antérieur, et qu'il ait été adopté, sans parler de Sidoine Apollinaire, par Stace et Ausone, qui ont si fréquemment imité Horace. Si les vieux auteurs nous étaient parvenus, il est vraisemblable qu'on trouverait chez eux bien des mots qui, faute de documents,peuvent passer pour des néologismes. Horace s'est souvenu aussi du vieux mot interminare ^ interdire, quand, dans les Epodes, il a donné ce sens au participe iiitei^minatus (Epo. S, 39 : « Interminato cum semel fixée cibo Intabuissent pupulœ ») 2.

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