Epi. Il
Epîtres, en effet, n'ont guère plus d'archaïsmes que les Odes; et, parmi les œuvres lyriques, ce sont les premières qui en ont le plus, tandis que le troisième livre, le plus achevé de tous, en est presque absolument dépourvu ; il est vrai que nous en retrouvons quelquesuns, il ne faut pas s'en étonner, dans le quatrième livre.
Les mots archaïques que nous avons relevés sont Jes suivants : parmi les verbes, obdere^ diderCy autumare, pauperare, beare, aeternare, subare, ditescere^ subsidere. Il est à remarquer qu'on les trouve presque tous chez Virgile ou chez Ovide ; les trois derniers ne sont employés que par Horace et Lucrèce. Deux appartiennent exclusivement aux Epodes, cinq aux Satires :
Jamque subando.
(Epo. 12, 11.)
Mirus amor, juvet ut tigres subsidere cervis.
(Epo. 16, 31.)
Hic fugit omnes Insidias nullique raalo latus obdit apertum *.
Albuti senis exemplo, dum munia didit 2.
Insanum Chrysippi porticus et grex Autumat.
Accipe qua ratione queas ditescere.
Contemptum cassa nuce pauperet.