‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 2 sur 87 · PIoc fonte derivata clades · texte numérisé non relu

PIoc fonte derivata clades

In patriam populumque fluxit.

rapporte les a discours des dieux », hardiesse dont il a conscience et qu'il annonce dans un solennel début :

Carmina non prius Audita Musarum sacerdos Virginibus puerisque canto '.

Quelle différence aussi pour la forme, et comme le progrès est manifeste dans la composition aussi bien que dans la pensée ! L'aile du poète a plus d'envergure, elle le porte plus haut et plus longtemps : dans les deux premiers livres, deux pièces seulement ont plus de cinquante vers ; la plus longue en a soixante ^, six autres atteignent quarante vers. Dans le troisième livre, sept pièces comptent plus de quarante vers; quatre, plus de soixante ; et la plus longue en a jusqu'à quatrevingts. Le poète, plus hardi, ne se borne pas à suivre Sapho et Alcée; et, s'il s'en tient aux mètres eoliens, du moins il se rapproche des poètes doriens par une conception plus large, par une composition plus savante et plus libre, par l'usage des développements épiques, dont le sujet est tiré non-seulement des légendes grecques, telles que la guerre des Titans, l'histoire des Danaïdes et celle d'Europe, mais aussi des traditions nationales, comme l'apothéose de Romulus et l'héroïsme de Régulus. Le type le plus complet de ces chants nouveaux est l'ode Descende ccelo, dont la pensée morale se résume dans le vers Vis consili expers mole mit sua, et dont le cadre comprend une invocation à Calliope, un récit emprunté par le poète aux souvenirs de son enfance, des allusions à plusieurs incidents de sa vie, l'expression de sa confiance dans les Muses, l'éloge de César, charmé

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