‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 23 sur 87 · Dans quelques manuscrits on lit « lavât · texte numérisé non relu

Dans quelques manuscrits on lit « lavât

cinq appartiennent aux Satires et trois aux Epîtres :

Nolim laudarier, inquit.

Desine matronas sectarier, uade laboris.

Insidias fieri pretiumque avellier ante.

Hortos egregiasque domos mercarier unus.

Tene, ut ego accipiar laute, torquerier omni.

Cœpit et in vitium fortuna labier requa.

(Epi. II, 1, 94.)

NuUine faterier audes.

(Epi. II, 2, 148.)

Proficiente nihil curarier : audieras, cui.

(p:pl. II, 2, 151.)

Les formes primitives du subjonctif en « im » et en « sim » sont très rares chez Horace et ne se trouvent que dans ses premiers écrits :

Edit cicutis alliuin nocentius.

Neque ego illi detrahere ausim.

Dexter stetit et cave faxis.

Maia nate, nisi ut propria hsec mihi munera Iaxis.

Quam si cum lumbis quis edit.

Dans les trois premiers livres des Odes, on ne trouve absolument aucun reste de l'antique conjugaison.

Quant aux noms, le génitif fide^ dans Tode 7 du IIP livre, n'est pas suffisamment autorisé. Au contraire.

ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 49

fide au datif est incontesté dans les Satires (S. I, 3,95) : <c Prodiderit commissa flde sponsumve negarit » .

Quis, à l'ablatif ou au datif du pluriel, ne se trouve jamais dans les Odes ni dans les Epîtres ; il se rencontre huit fois dans les Epodes et les Satires :

In quis amantera languor et silentiura.

(Epo. 11, 9.)

Quis humana sibi doleat natura negatis.

Quis paria esse fere placuit peccata, laborant.

Quis manus insudet vulgi Hermogenisque Tigelli.

Mediocribus et quis Ignoscas vitiis teneor.

Neque quis me sit devinctior alter.

Cognati quis te salvo est opus.

Divitias miseras, sed quis cenantibus una.

C'est ainsi encore que l'adverbe interrogatif quiy employé neuf fois dans les Satires, ne se rencontre plus que dans quatre vers des Epîtres, et n'apparaît jamais dans les œuvres lyriques :

Qui fit, Msecenas.

Nec soleas fecit, sutor tamen est sapiens. Qui?

Unde putas aut Qui partum!

Qui discrepat istis.

Qui sanior, ac si, etc..

Amator Ëxclusus qui distat, agit ubi secum.

^diâcante casas qui sanior?

Qui ridiculus minus illo ?

Qui peccas miaus atque ego.

Qui possum tôt? ait.

(Epi. I, 6, 42.)

Qui melior servo, qui liberior sit avarus.

(Epi. I, 16, 63.)

Qui minus argutos vexât furor iste poetas.

(Epi. II, 2, 90.)

Qui scis an prudens hue se dejecerit.

Au vers 21 de la satire X du livre P*", « seri studiorum, quine putetis Difficile et mirum, Rhodio quod Pitholeonti Contigit », quine nous paraît être le pronom conjonctif suivi de l'interrogation ne, comme « quemne » dans quelques vers de Plaute, de Térence et de Catulle ^ Remarquons, en passant, que ne^ ajouté à un mot interrogatif, forme assez rare en général, se rencontre plusieurs fois dans les Satires et les Epodes,

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