Quint., X
4. Voir C. Zangemeister, De Horatii vocibus smffularibus, Ber- . lin, 1862; et aussi A. Rothmaller, De Horatio verborum inventore, Berlin, 1862; Ladewig, De Virgilio verborum novatore, Neustrelitz, 1870; F. Teufel, De Catulli, Tibtillit Propertii vocibus singularibtis , Fribourg, 1871.
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été compris, s'ils avaient été nouveaux dans le passage où ils sont employés; tels sont les mots « barris » (Epo. 12, 1), « caliendrum » (S. I, 8, 48), « ciniflones » (S. I, 2, 98), « culullis » (0. I, 31, 11), « diludia » (Epi. I, 19, 47), « rapula» (S. II, 2, 43), « instita » (S. I, 2, 29); etc. On retranchera aussi les mots populaires, que leur signification même a empêchés d'être usités fréquemment, tels que « pedere » (S. I, 8, 46), « perce molere » (S. I, 2, 35), « permingere » (S. I, 2, 44), « tentigo » (S. I, 2, 118), « damnose bibere » (S. II, 8, 34) ; etc.
On n'attribuera pas non plus à Horace l'invention de termes qui appartiennent visiblement à la langue du droit et de la religion, comme « optivus » (Epi. II, 2, 101), « auctoratus » (S. II, 7, 59), «funeratus » (0. III, 8, 7), € bidental » (A. P. 471); ou à celle des métiers et des sciences, comme « interlunia, denormat, rugare, fultura, trilibris, modulator, acescit, fruticetum, palmetum, abortivus, pratensis, germinare ». Il faut laisser aussi à Lucilius ou à quelque autre vieux poète le mot hybride depugis (S. I, 2, 93), correspondant au grec âicufoç. Olidus (Epi. 1, 5, 29), très fréquent d'ailleurs chez les écrivains des deux premiers siècles de l'empire, ne ressemble à aucun des mots créés dans le siècle d'Auguste; tous les adjectifs où entre le suffixe id sont de formation ancienne. Pour des raisons analogues, nous considérons pudibundus comme un vieux mot. Enfin, parmi les termes qui se rencontrent pour la première fois chez Horace, il en est un certain nombre qu'on lit également chez les écrivains en vers et en prose du même temps ou qui l'ont suivi de près : Virgile, Tibulle, Properce, Ovide, Tite-Live, Columelle; il serait contraire à la vraisemblance de lui en prêter
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rinvention ; tels sont « affulgere, catenatus, convivator, expavescere, insudare, prœteragere, procidere, prorepere, subinde ». Tels sont encore les mots suivants, que nous voyons à la fois chez notre poète et dans les écrits à peu près contemporains de Virgile : « inaratus » (Epo. 16, 43; G. 1,83), « abnegare » (0.1,35,22; G. III, 456), « exsudare » (S. I, 10, 28; G. I, 88),' « implumis » (Epo. I, 19; G. IV, 513); et beaucoup d'autres dont il n'est pas possible de déterminer l'origine ^
La probabilité devient une sorte de certitude lorsqu'il s'agit de mots qui se trouvent pour la première fois chez Horace, mais avec un sens figuré qui suppose un usage antérieur; par exemple : <r adurgere, curtare, confervescere , exsurdare , fultura , inmori , nodosus, substringere » ; tous ces mots ont leur sens propre chez des écrivains postérieurs. Tel est encore « captator », qui a pu avoir une signification générale, répondant au verbe « captare » , avant d'être pris dans le sens restreint du vers S. II, 5, 57, c< Captatorque dabit risus Nasica Corano » .
Somme toute, il faut nous borner à dresser l'état des mots qu'Horace a pu ou dû inventer. Nous en donnons la liste en suivant l'ordre chronologique des publications. Nous mettons en italiques les iiua^ eîpr<|ji.éva et ceux que l'on retrouve seulement dans la basse latinité. Ce sont, en efTet, ceui-là qu'on peut attribuer à nott*e poète avec le plus de vraisemblance, ainsi que ceux qu'ont reproduits surtout ses plus constants imitateurs, BénèquCj Stace, Ausone.
Satires. — Livre 1" : « Fonticulus, subsutay cseciori