‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 31 sur 87 · Cicéron emploie « disquisitio · texte numérisé non relu

Cicéron emploie « disquisitio

2. « Pergraecari » est déjà chez Plaute. (Mostel., t, 1, 21.) 3; Plaute emploie e participe incogitans.

Art Poétique : « adsuittir, prodigialiter, potenter, cinctuti^ imparite7\ invideor, delitigat, gelide, promissory provisor, dilator, incredulus, intercinaly iambeus^ homereuSy numerabilis, risores, juvenentur, inmodulata^ socialiter, abstes^ sinistre » .

Cette liste contient environ cent trente mots ^, nombre assez considérable si on le compare au nombre total des vers d'Horace, qui est inférieur à huit mille ; la proportion est d'un mot par soixante vers. Elle paraît être plus grande encore chez Virgile, où Ton a compté un mot nouveau par quarante vers ^ environ.

Si Ton examine comment ces mots sont répartis dans les différents ouvrages, on remarquera que le nombre en est à peu près égal dans chacun des livres, sauf dans les Epîtres. Celles-ci en ont un nombre beaucoup plus considérable, et particulièrement VArt poétique^ qui en renferme plus de vingt, c*est-à-dire un par vingt-deux ou vingt-trois vers. Horace aurait-il à dessein multiplié les exemples dans le traité où il a enseigné les moyens d'enrichir la langue maternelle ?

Le I" livre des Satires n'a guère de ces créations ; il y en a presque trois fois autant dans les Epodes. H est tout naturel que le poète se soit montré plus réservé dans sa première publication, où il s'est placé sous les auspices et comme à la suite d'un vieux poète latin, et qu'il aiteu plus de hardiesse dans un genre dont l'introduction à Rome était elle-même une nouveauté. On comprend aussi fort bien qu'il a dû se permettre une plus grande liberté à la fin de sa carrière, lorsqu'il a été en

1. On en a compté cent soixante-dix dans une des brochures citées (Laddewig).

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