Ladewigj De Vevg. verb, nov., p
ET DE LA MÉTRIQUE d'hORAGE 65
complète possession de son art et de son autorité.
Mais il serait puéril de dresser simplement le catalogue des inventions probables d'Horace : il faut examiner de près les procédés dont il a fait usage, et les règles qu'il a suivies.
Signalons d'abord quelques mots anciens qu'Horace a peut-être employés avec des formes nouvelles : les premières œuvres nous présentent deux féminins inusités jusqu'alors, « parasitas » (S. I, 2, 98) et «arbitrae » (Epo.5, SO). On rencontre aussi dans le I" livre des Satires trois comparatifs nouveaux, « cœcior » (S. I, 2, 91), « dexterius » (S. I, 9, 43), « generosior j» (S. I, 6, 2). De môme <c perlucidior » semble nouveau (O.1, 18, 16), et « valdius » ne paraît avoir été employé que par notre auteur (Epi, I, 9, 6; A. P. 321). On peut ajouter à ces comparatifs « rusticius » (S. I, 3, 31), et les participes « corce ruptius » (S. 1, 5, 95), « devinctior » (id. 42), « elutius » (S. II, 4, 16), « subjectior » (S. II, 6, 47), Les autres œuvres n'ont guère de ces participes ^, et à peine rencontre-t-on deux ou trois adjectifs dont le comparatif est peut-être nouveau ; c'est « nocentius » (Epo. 3, 3), « perennius» (0. III, 30, 1), « decentius » (EpL II, 2, 216) ; il est vrai que Cicéron a employé « decentissime » (Cœc. 26). Les participes « sonaturus » (S. I, 4, 44), et <L intonatus » (Epo. 2, SI) appartiennent également aux œuvres du début.
Plus tard nous trouvons des créations d'un autre genre : les passifs « invideor » (A. P. 36), « regnata» (PaaiXeuOetç), « triumphata » * ; le pluriel « obliviones »