‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 34 sur 87 · Puer hic non lœve jussa Philippi Accipiebat · texte numérisé non relu

Puer hic non lœve jussa Philippi Accipiebat

(Epi. I, 7, 52.)

Vel quod res omnes timide gelideque minislrat.

In mala derisum semel exceptumque sinistre.

ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 69

Deux de ces mots appartiennent au P' livre des Epîtres, les autres à V Art poétique. Dans les autres livres deux adverbes seulement se rencontrent pour la première fois, mais leur forme même indique qu'ils sont anciens :«forsit)) (S. 1,6, 49), «exultim» (O.III, 11,10). Les poètes de l'époque classique ont créé peu de verbes simples ; ceux de la première conjugaison qui semblent dérivés d'adjectifs ou de substantifs sont particulièrement anciens ^ Aussi ne voudrions-nous attribuer à Horace, ni « curtare», ni « opulentare », encore moins « glaciare » et le vocable bizarre de « germinare », qui SG trouvent chez lui pour la première fois ; tout au plus lui laisserions-nous « inimicare », dont nous avons parlé plus haut. Il n'a même créé aucun fréquentatif. Mais ce qui lui appartient plus vraisemblablement, c'est la formation de trois verbes déponents, avec un sens défavorable : « juvenari » (A. P. 246), « ampuUari d (Epi. I, 3, 14), et « scurrari » (Epi. 1, 17, 19, et 18, 2), Ces hardiesses se rencontrent seulement dans les livres . où l'auteur s'en est permis le plus ; dans les Satires nous lisons bien « graecari » (S. II, 2, 11 : « Si Romana fatigat Militia adsuetum graecari »), mais Plante a déjà employé « pergrœcari » dans le même sens {MosteL, I,

Il a peut-être aussi formé les inchoatifs « inamarescere » (S. II, 7, 107), « juvenescere » (0. IV, 2, 55), et « sordescere» (Epi. I, 20, 11); mais il n'a guère usé plus que Virgile de ce procédé, si fréquent chez les anciens poètes, chez Lucrèce, et ensuite encore chez Ovide.

Le mode de formation le plus usité au temps d'Au-

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