‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 22 sur 77 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

1901: n° 289. Z. L..., sans profession.

Médecin adjoint: Dr Maillart.

Assistant interne : D' Rondet.

Diagnostic clinique : Chlorose.

La malade est âgée de 19 ans. Ses parents sont bien portants. Elle a huit frères tous en bonne santé et trois sœurs également en bonne santé. Un seul frère est mort à l’âge de 9 ans d'une méningite.

6 Vt

La malade est la quatrième enfant de toute cette famille et il n'y a qu’elle qui soit de faible constitution.

Etant enfant, elle a toujours été délicate et souvent fatiguée.

À 16 ans elle a eu la fièvre scarlatine dont elle guérit au bout de six semaines sans complication. ‘

Réglée à 17 ans, très irfégulièrement tantôt tous les mois et demi, tantôt tous les 15 jours, sans date fixe. Ses règles étaient peu abondantes et pâles, accompagnées de douleuis.

Pendant la rédaction de cette observation, la malade assise depuis dix minutes a été prise brusquement d’une syncope avec perte de connaissance de quelques minutes.

Dès l’âge de 16 ans elle travaille comme demoiselle de magasin mais elle était souvent forcée d'interrompre son travail pour des malaises.

Elle fait en 1900 un premier séjour pour anémie. Elle put reprendre ensuite son travail. Puis s'étant affaiblie et anémiée de nouveau, elle consulta un médecin qui lui conseilla de rentrer à l’hôpital où elle entre le 10 janvier 1901.

Jeune fille pâle, aux muqueuses décolorées.

Tous les matins elle a des vertiges et il lui est impossible à ce moment de la journée de s'asseoir sur son lit sans avoir des bourdonnements d'oreilles et des tendances à la syncope. L'’après-midi elle est mieux et peut rester assise sans avoir de malaises. Céphalée fréquente. Appétit presque nul. | |

Le système respiratoire ne présente rien de particulier.Pas de toux et pas d’expectoration.

Les bruits du cœur sont peu nets. Ils sont réguliers. Le premier bruit est suivi par un souffle post-systolique assez fort, perceptible à la base et un peu à gauche du sternum. On entend aussi un souffle diastolique sur le mésocarde. Les jugulaires sont le siège d’un bruit de diable et de souffles veineux intenses.

L'auscultation révèle encore un peu de dédoublement du

premier bruit cardiaque.

TALRE

Frès souvent la malade a des palpitations de cœur.

La malade a eu parfois des vomissements alimentaires. Jamais de diarrhée ou de constipation.

La langue est propre.

Les dernières règles datent du 7 janvier. La miction est normale, non douloureuse.

L’urine de réaction acide ne renferme ni sucre, ni albumine.

On soumet la malade au traitement arsenical et ferrugineux qui l’améliore rapidement. Elle sort de l'hôpital, le 28 mars 1902 engraissée de 4 kilogs ayant reprisdes couleurs et des forces.

Elle se porte bien jusque vers la fin de l'automne 1001, époque à laquelle les mêmes malaises reprennent. Elle s'affaiblit de nouveau et devient pâle.

C’est pourquoi elle rentre à l'hôpital le 28 janvier 1902 en présentant trait pour trait les mêmes symptômes que ceux qui viennent d’être énumérés à savoir : extrême pâleur des muqueuses et des téguments sauf les joues qui se rosent facilement à la moindre émotion ; grande faiblesse ; souffles inorganiques du cœur, des jugulaires et des carotides.

Souffles oculaires, manque d'appétit, tendances aux vertiges et aux syncopes. Nous faisons l'examen de son sang le 1° mars 1902. Depuis un mois environ elle est traitée à Phôpital et s’est très légèrement améliorée. Elle est encore très pâle, couleur vieille cire.

, Nombre des hématies Normale Destiuction

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La malade quitte l'hôpital le 15 avril 1902 considérablement améliorée.

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