OBSERVATION XIX
1901. N° 250. — P. Elisabeth, matelassière.
Médecins adjoints: Drs Vallette et Habel.
Assistants internes : D'S Pallard et Audéoud.
Diagnostic clinique: Emphysème: Bronchite chronique. Cyanose du visage et des extrémités.
La malade a 66 ans. Son père est mort de congestion pulmonaire aiguë; sa mère, d'attaque d’apoplexie. Un frère et une sœur morts de bacillose Un frère disparu.
Personnellement la malade était robuste dans son enfance ei sa jeunesse. Elle ne se souvient pas d’avoir eu des fièvres éruptives ou autres affections.
Réglée à 21 ans. Ses règles étaient régulières.
Mariée à 39 ans, elle a eu un garçon qui est mort, après quelques jours, athreptique.
Elle s’est toujours bien portée. Mais elle était encline à tousser un peu l'hiver.
Depuis 4 ans elle tousse davantage chaque hiver; elle a fait 3 ou 4 séjours à l'hôpital pour « catarrhe chronique ». Pendant la belle saisonelle se porte bien.
Elle a beaucoup de dyspnée la nuit maïs pas d'asthme typique.
Ménopause à 52 ans, sans accidents.
Maladie actuelle : depuis octobre 1900, la toux la reprise avec les premiers brouillards ; elle toussait déjà un peu pendant l'été mais la toux a augmenté depuis l’automne. Elle continue tant bien que mal son travail de matelassière, profession qui contribuait à augmenter ses symptômes respiratoires.
9 Vt
Elle a beaucoup maigri, perdu l'appétit durant les mois de
novembre et décembre 1900.
Elle entre le 4 janvier 1901.
Etat actuel (7 janvier 1901) : vieille femme, ridée, fatiguée, geignante, cyanosée, apyrétique. |
L'expectoration est peu abondante mais très épaisse. Elle ne renferme pas de bacilles de Koch.
Le thorax est amaigri ; les clavicules saillantes.
La percussion dénote une diminution nette de la sonorité au sommet gauche en avant et en arrière.
A ce niveau, les vibrations sont augmentées, la respiration est soufflante avec de l'expiration prolongée, sans râles en avant. En arrière de l’omoplate, foyer de râles bronchiques humides et gros.
Au cœur, la palpation révèle une hypertrophie légère du cœur droit décelée par des battements épigastriques. Le deuxième temps tricuspidien est fortement frappé. Bruits réguliers sans souffle.
Pas d’œdème.
Appétit médiocre ; constipation habituelle. Pas de vomissements. Pas d’hypertrophie hépatique. L’urine ne renferme ni sucre, ni albumine.
Quitte l'hôpital le 2 avril 1901.
Elle y rentre le 26 février 1902, elle raconte qu'elle n’a pas pu reprendre son métier de matelassière. Elle s’est mise à la couture. Elle a continué à souffrir d'oppression et à tousser. Comme ses accès de dyspnée devenaient de plus en plus fréquents elle se décide à se faire hospitaliser.
Les signes que l'on constate à sa rentrée sont à peu de chose près les mêmes que ceux décrits plus haut. Les râles sont plus nombreux, sibilants et fins, il se perçoivent jusqu’à la base gauche. L'expiration est prolongée dans les deux poumons. Un peu d’hypertrophie du cœur droit. Pasde bruit anormal.
Elle a une cyanose intense; les lèvres sont violettes, les
joues et les mains sont bleues. L’urine ne contient pas d’albumine.
Pas de fièvre.
Examen du sang (6 mai 19092).
Nombre des hématies Normale Destruction
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Altérabilité de l'hémoglobine. . . ........ 4 Gébulee Phnese. AU ee NUE 6.200