‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 48 sur 77 · OBSERVATION XXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXV

1902. N°934. — R... Louis, journalier.

Médecins adjoints: Drs Thomas, Habel, Vallette.

Assistants internes: D's Rœhrich, Müller, Pugnat, Humbert.

Diagnostic clinique: Emphysème. — Bronchite chronique. — Cyanose du visage et des extrémités.

Le malade est âgé de 36 ans. — Il a fait plusieurs séjours à l'hôpital. Ses parents sont morts d'affection inconnue. Un frère etune sœur morts également d’affection inconnue. Une sœur vivante, mais faible, toussant souvent.

Il a eu une bonne santé dans son enfance. Il quitte la Suisse à 22 anset va dans la République Argentine où il a vécu une dizaine d’années.

En 1894 prend une bronchite à Buenos-Ayres. Il s'en remet bien. Mais, en novembre 1898 ,nouvelle bronchite survenue à la suite d’un brusque changement de température. Il était alors à St-Vincent. Dés lors il s'affaiblit, crache beaucoup, transpire la nuit. Il revient à Genève où il entre à l'hôpital. A son premier séjour (mars 1809) il toussait et crachaitbeaucoup. L’expectoration ne renfermait pas de bacilles de Koch. Il était très oppressé. Il avait un état très suburral des voies digestives, avec inappétence; mauvaise haleine.

Au poumon on constata des signes de bronchite avec poussées fébriles passagères. 11 quitta l'hôpital guéri.

Il revient à plusieurs reprises, avec les mêmes signes de

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bronchite chronique et d’emphysème. On nota déjà à son deuxième séjour de la cyanose. Jamais ses urines n’ont renfermé d’albumine jusqu’au mois de janvier r9o1, où on en trouva des traces.

Maladie actuelle. — Le malade raconte qu’à la sortie de l'hôpital (8 juillet r9o1), il travaille une semaine comme paveur, puis trouvant le métier très pénible, il y renonce et s'engage alors comme infirmier à l'asile des convalescents du Petit Saconnex où il reste jusqu’à son entrée à l'hôpital (15 mai 1902).

Il continue toujours de tousser et de cracher. Il aurait eu à plusieurs reprises depuis le mois de janvier une expectoration rougeâtre assez abondante, mais jamais il n’a eu d'hémoptysie à proprement parler.

Depuis la même époque il a de temps en temps des accès d'oppression.

Il a remarqué quelquefois de l'œdème malléolaire d'abord le soir seulement. puis toute la journée.

Il se cyanose souvent, dès qu’il marche un peu, ou qu'il monte une rampe. | |

Il souffre aussi de constipation.

Etat actuel (15 mai 1902). — Homme bien constitué, très dyspnéique à l'entrée. Le visage et les mains présentent une coloration bleue violette.

Apyrétique.

La respiration est rapide, superficielle, régulière.

On compte trente huit inspirations par minute. L’expiration est sifflante.

Le malade tousse par accès prolongés. L'expectoration très abondante est constituée par des crachats muqueux, aérés, blanchâtres, sans odeur, qui ne renferment pas de bacilles de Koch.

Le thorax est bien conformé, élargi à la base.

À la percussion on constate une légère diminution de la sonorité des deux sommets un peu plus accusée à droite

qu’à gauche. Les vibrations thoraciques sont conservées des deux côtés. Sur le reste du poumon on constate de lhypersonorité.

L’auscultation révèle une respiration bruyante avec expiration prolongée, poussée et une inspiration humée. Nombreux râles sonores, ronchus et sibilances disséminés dans les deux poumons.

Aux deux sommets onperçoit du retentissement de la toux et de la bronchophonie.

La matité cardiaque est un peu augmentée du côté droit. On perçoit des battements épigastrique nets. On ne sent pas de choc localisé de la pointe.

A l’auscultation on entend des bruits réguliers avec, dans la région épigastriques, un souffle systolique net qui se propage un peu à droite.

Le pouls est égal, régulier, tendu. On compte 88 pulsations par minute.

Les veines du cou sont dilatées, elles présentent un reflux hépato-jugulaire marqué.

Les artères périphériques sont souples.

La coloration bleue du visage et des extrémités, déjà si marquée s’accentue quand le malade bouge ou tousse.

Œdème malléolaire, léger, mou, sans altération de la peau.

La langue est blanche, sèche, un peu tremblante.

L’abdomen est normal comme consistance et aspect.

Le foie semble plus abaissé et hypertrophié, La matité dépasse de deux travers de doigt le rebord costal sur la ligne mamelonnaire. On ne sent pas le bord inférieur à cause de la résistance des parois.

La rate n’est pas appréciable.

Constipation habituelle appétit diminué.

Les pupilles sont égales. Elles réagissent bien à la lumière et à l’accommodation. Les reflexes sont normaux partout.

L’urine est jaune, claire, de réaction acide, Son poids spécifique est de 1.020.

Elle ne contient pas desucre. Elle renferme des traces d'albumine.

Examen du sang (22 mai 1002).

Nombre des hématies Normale Destruction

VE /0 PAQUET FR RS or. 6.474.000 128 SORIUION LL SR EN à 6.262.000 195 o 0 En CÉSAR RTE 2.418.000 48 62 Ds DEDMOSS noe 310.000 6 95 HéroglObme (Sant) nn 80 0}, NEC ofa lu CFE SRE UE 0, 648 CHOC RRE RE RE EEE ee Tee 6.200 Altérabilité de l’hémoglobine . .......... 2° 111. — Hypergiobulies avec cyanose.

Ob. XIX © Ob. XX Ob. XXI Obs. XII Ob. XXII Ob. XXIV Ob. XXV ND: NE DERN= ET NE NEED UN; ND, ae lala le pe Merlot fs Pme ÉÉiquide A7. 124 101 139 108 120 141 128 Solution I....... MINOR OEM TD 21100 097090412523 De EEE 57 54 58 42,9 61 56 24,8 77 13 89 80 42 48 62 DOILEE 7,8 93 22975 DSC 72208 0 100 9.3 93 6 95 | Hémoglob.(Sahli). 80 °/° 10 80 15 10 75 80 Valeur globulaire.. 0,645 0,688 0,573 0,691 0,578 0,530 0,648 Altérab.del’hémog. 4’ 9’ > na ? 3 2

Comme on peut le voir d’après ce tableau, la résistance des globules rouges est très variable, tantôt très diminuée, tantôt légèrement abaissée ou normale. Il est donc impossible de tirer une conclusion quelconque sur la manière dont les hématies'se comportent dans les cas ci-dessus publiés.

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